Observation sur les pratiques environnementales de sept places portuaires du sud-ouest de l’océan Indien

Publié par  4 septembre, 2012 8:00 Laissez vos commentaires

Etude de l’Observatoire Villes Port Océan Indien

Etude comparative des situations à Durban (Afrique du Sud), Le Port (La Réunion), Mombasa (Kenya), Mutsamudu (Comores), Port-Louis (Maurice), Toamasina (Madagascar), Victoria (Seychelles)

Interface logistique et industrielle entre les flux de marchandises maritimes et leur hinterland, l’espace portuaire génère une activité polluante et concentre un certain nombre de risques environnementaux sur des espaces écologiques sensibles et peuplés. Leur bon fonctionnement et la multitude d’activités qui en dépendent constituent néanmoins un apport essentiel à l’économie de la ville qui le côtoie et à la région qui profite de ses services.

Durban - © OVPOIAfin de prévenir les risques qu’ils concentrent sur leur territoire et de limiter les pollutions engendrées directement ou non par leur activité, les ports de l’océan Indien suivent des réglementations strictes. En fonction des activités ciblées, une partie de cette législation provient du droit international, une autre partie est propre au pays. A contrario, la ville qui entretient néanmoins des liens économiques, sociaux et environnementaux particulièrement forts avec son port conçoit son développement essentiellement dans le cadre du droit national.

Risques environnementaux majeurs, pollutions aux causes et aux conséquences multiples, les deux entités sont exposées. En fonction du cadre réglementaire et des ressources disponibles dans les villes portuaires et les ports de l’océan Indien, les mesures d’atténuation d’impacts, les capacités de réactions face au risque et les capacités d’adaptation aux changements climatiques et industriels apparaissent diverses.
Dans le cadre d’une économie mondiale concurrentielle et d’un niveau de finances publiques globalement fragilisé, la recherche de compétitivité des acteurs privés et la faible marge de manœuvre des élus et des techniciens territoriaux poussent les acteurs à ne réaliser que le minimum légal en termes de pratiques environnementales.

Or, le cadre juridique se construit bien souvent sur des prises de conscience et parfois sur une jurisprudence constituée par l’accidentologie. Les pressions particulières subies par la ville portuaire et son port en tant que point de convergence économique et social génèrent des problématiques traitées de façon diverses dans les droits nationaux.
Les sept places portuaires que sont Durban, Mombasa, Mutsamudu, Le Port, Port-Louis, Toamasina et Victoria offrent un riche panel d’études. Dans chacune de ces places portuaires, les acteurs locaux ont pris conscience de la nécessité de collaborer entre acteurs urbains et acteurs portuaires pour structurer le développement et mieux maîtriser ces enjeux. Certaines de ces places portuaires ont d’ores et déjà transformé cette prise de conscience en acte. L’Observatoire Villes Ports Océan Indien a vocation à contribuer à structurer leur collaboration à l’échelle régionale.

Contact : www.indianocean-aivp.orginfo@io-aivp.org

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