Une coexistence saine dans les villes portuaires, l’exemple de Riga et de Gênes

Publié par  5 novembre, 2014 2:00 Laissez vos commentaires

14e Conférence Mondiale Villes et Ports (Durban, Afrique du Sud)

Comment est ce qu’un port et une ville peuvent vivre côte à côte quand ils sont « comprimés » dans un espace limité ? Les discussions ont portés autour de cette question lors de la session de l’après-midi de la deuxième journée de la  14e conférence mondial Villes et Ports, à Durban, examinant deux villes portuaires: le port letton de Riga et le port italien de Gênes.

Freeport Riga est le plus grand port de Lettonie. Au total 6% du PIB du pays proviennent de l’activité portuaire. De plus, le Freeport of Riga représente 11% de la surface totale de la ville. Il s’agit d’un port fluvial et urbain à proximité du centre historique de la ville. La coexistence est difficile entre les habitants et les opérateurs portuaires.

L’année dernière la Ville de Riga a commencé à travailler sur un nouveau Plan Directeur composé de dix plans thématiques, chacun mettant en avant une dimension particulière telle que le transport, le logement, les espaces verts etc.

Ljeta Putane, Deputy Head of Urban Economic Division à la Ville de Riga nous explique que dès les débuts du processus de consultation mis en place pour ce Plan Directeur, les citoyens ont attiré l’attention sur l’importance d’avoir également un plan thématique dédié uniquement au Freeport de Riga.

Afin d’assurer un engagement de toutes les parties prenantes, la Ville a fait en sorte d’associer des experts, des O.N.Gs. , des entreprises privées, des citoyens, des acteurs sociaux etc. dans toutes les étapes du processus de planification du port. Enfin, les représentants des quartiers urbains ont été associés tout au long du processus de consultation du Plan Directeur Général de Riga et pas seulement pour la partie concernant le port.

L’initiative a été un succès et a permis de formuler une vision d’ensemble, quoique peut-être ne formant pas la base d’une révolution urbaine mais, pour le moins, contribuant à une saine coexistence.

Gênes a connu des problèmes similaires à ceux de Riga. 595 000 personnes vivent dans 243 kilomètres carrés adjacents au port. Des bâtiments densément disposés, traversés par des cours d’eau peuvent bien créer un panorama pittoresque, mais présentent des graves problèmes de sécurité. Le port est l’un des plus fréquentés en Italie: couvrant 15 km, consommant  plus de 30 millions de kWh/an d’énergie. “Ceci fut la raison pour laquelle nous avions créé l’Association des villes intelligentes de Gênes (AVIG) en 2010, qui a mis sur pied un plan d’énergie environnemental du port, mettant l’accent sur l’énergie éolienne et solaire, le barrage, et particulièrement sur le courant à quai”, explique Francesco Oddone, Adjoint au Maire Chargé du développement économique de la ville.

«On pense souvent qu’une ville intelligente se traduit en une série de gadgets technologiques – a poursuivi Oddone – mais en réalité, c’est d’abord et avant tout, une étude de l’impact économique sur la vie des gens ». AVIG a une centaine de membres, y compris des associations, des entreprises, des instituts de recherche et la société civile. Il a conclu un certain nombre de protocoles d’accord et obtenu un financement des millions d’euros de l’UE, travaillant en collaboration avec les ports de Copenhague, Hambourg, Vienne et Lyon pour créer un réseau qui, comme dans le cas de Riga, se concentre sur ses citoyens afin de résoudre les problèmes de co-existence et de sécurité dans la ville.

www.citiesandports2014.com

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