Ville Portuaire Intelligente, un écosystème post-industriel [post-carbone]

Publié par  6 novembre, 2014 2:00 Laissez vos commentaires

14e Conférence Mondiale Villes et Ports (Durban, Afrique du Sud)

Aujourd’hui, le 6 Novembre marque la fin de la 14e  Conférence Mondiale Villes et Ports à Durban. Une matinée riche en contenu, mettant ainsi l’accent sur le fait que trois jours ne suffisent pas pour couvrir entièrement le statut des villes portuaires.
Hong Kong, Barcelone et Vancouver ont présenté les travaux en cours. James Wang, professeur de géographie à l’Université de Hong Kong, a expliqué comment le port chinois était devenu plus fort lorsque ses opérateurs ont été  placés au centre de la chaîne logistique, au lieu de les ignorer dans les processus de prise de décision, comme ce fut souvent le cas.

Catalina Grimalt, Responsable informatique de l’Autorité Portuaire de Barcelone, le quatrième plus grand port au monde pour les navires de croisière, a expliqué comment le port est devenu «intelligent» grâce à la numérisation. James Crandles, Directeur chargé du développement au port de Vancouver a exprimé l’espoir que d’ici 2050, le port canadien aurait accompli une transition énergétique radicale.

Jorge Martin Jimenez, du Département de la Qualité et de l’Innovation à l’Autorité Portuaire des îles Baléares, souhaite créer une plate-forme pour la ville portuaire intelligente permettant de dialoguer sur le web. Il a mis en place un itinéraire touristique centré sur les phares côtiers, avec l’application dédiée correspondante. Jan Schreuder, gestionnaire de projet pour le port de Zaanstad aux Pays-Bas, a présenté un programme électronique e-port où le consommateur est invité à devenir le producteur d’énergie dans le but d’apporter une solution à l’instabilité énergétique inhérente a la mise en service des sources d’énergies renouvelables.

Qu’est ce qui rend une ville portuaire «intelligente»? Est-il possible de donner une définition claire et précise pour ce terme? Le consensus atteint à la fin de la conférence était qu’une ville portuaire est «intelligente» quand elle peut passer à la gestion post-industrielle de l’énergie, sans dépendre du charbon, dans un contexte où l’éducation, les affaires et l’intelligence pour l’urbanisme, deviennent, tous ensemble, un seul écosystème. «Nous avons besoin d’une transition énergétique qui engage les habitudes des personnes», explique Nicolas Mat, chercheur à l’Ecole des Mines d’Alès. Il a donné l’exemple du port de Marseille, en disant que « ce fut une des choses les plus difficiles à faire ». Selon Nicolas Mat, « la performance des ports à l’avenir doit être fondée seulement sur la meilleure gestion possible des ressources ».

www.citiesandports2014.com

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