Afrique du Sud : « huit grands enjeux pour huits ports différents »

Publié par  10 décembre, 2014 8:00 Laissez vos commentaires

Interview de Tau Morwe, CEO de Transnet National Ports Authority – TNPA(04/11/2014)

Tau Morwe, CEO of the Transnet National Ports Authority © AIVPTNPA adapte sa gouvernance à un contexte économique et institutionnel complexe pour rendre les huit ports dont elle est gestionnaire plus compétitifs. Sa stratégie passe par une meilleure intégration ville-port. La 14e Conférence Mondiale Villes & Ports à Durban a permis de confronter les enjeux du pays à l’approche de la Smart Port City.

Vous êtes l’administrateur de 8 ports. Quelles sont les avantages et les difficultés pour gérer autant de structures portuaires ?

La principale difficulté réside dans la gestion administrative qui peut être très diversifiée. Nous avons huit grands enjeux pour huit ports différents. Ce sont des réalités portuaires au sein de systèmes de gouvernance complexes, … pensez par exemple aux municipalités de Province et celles au niveau communal. Transnet propose face à cette multitude de niveaux administratifs, une approche globale avec une vision et un projet de développement pour l’ensemble de ses ports. Cela nous permet de créer un système intégré. Si je résume cela donne : une diversité administrative parfois pénible, compensée par une centralisation politique et une vision intégrale.

Pouvez-vous nous expliquer les enjeux ville – port que vous rencontrez dans votre administration ?

Principalement, les réflexions autour d’un plan qui puisse permettre une meilleure intégration ville-port. Le système ferroviaire pourrait être une des infrastructures clé pour cela.

Cependant, le port doit posséder avant tout des connexions performantes avec son hinterland. Pour ce faire, il faut s’attaquer au problème de la congestion des transports. Si je dois mentionner un enjeu principal c’est bien celui là.

Comment la politique portuaire centrale que vous menez contribue-t-elle à la performance du territoire ville port en termes d’emploi, d’infrastructures et de valeur ajoutée ?

La ville de Savannah est un exemple en la matière. Elle a réussi à développer une industrie en lien avec les activités portuaires, créant ainsi des emplois. Aujourd’hui, ce que les pouvoirs centraux doivent mettre en place, est une gestion intégrée des projets, permettant ainsi au port et à la ville de dialoguer et, surtout, de résoudre les problèmes liés à la congestion.

Après 6 ans de crise économique, écologique et de diminution des ressources, qu’est-ce qui a changé pour les villes portuaires ?

Nous avons assisté à une diminution des investissements, un facteur qui a stoppé net la capacité de développement. Maintenant, il faudra regarder sur le long terme, … : encore et avant tout planifier.

Quelle est la prochaine étape pour « l’écosystème ville-port » de Durban?

Ce sont les « Walk-in Center ». Durban doit prendre exemple sur Savannah et Cape Town où des projets de ce genre sont actuellement en cours. Nous devons donner l’opportunité aux citoyens de rentrer dans le port, une approche qui permet une meilleure compréhension de son activité. En conséquence cela va générer plus d’opportunités d’échanges et de développement économique pour le port.

Que-ce que pour vous une Smart Port City ?

C’est une ville portuaire qui ne ramène pas tout à sa capacité d’être connectée du point de vue numérique. Une Smart Port City est avant tout synonyme de développement économique et social.

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