Actualités

Les leviers pour l’amélioration des conditions d’accueil de la croisière dans le sud-ouest de l’océan Indien

webmaster30 août 2012

Etude de l’Observatoire Villes Port Océan Indien

Etudes comparatives des situations à Durban (Afrique du Sud), Le Port (La Réunion), Mombasa (Kenya), Mutsamudu (Comores), Port-Louis (Maurice), Toamasina (Madagascar), Victoria (Seychelles)

L’offre de produits de croisière a fortement évolué au cours des trois dernières décennies. L’émergence d’armements à vocation mondiale, la construction de paquebots de plus en plus performants et toujours plus gigantesques et le développement de nouvelles stratégies de marketing ont permis à la croisière de devenir un des segments du tourisme mondial les plus dynamiques de ces dernières années.

Villes portuaires, les défis de demain

webmaster13 août 2012

Interview : Henk de Bruijn, Director Corporate Strategy, Port of Rotterdam, Pays Bas

(13e Conférence Mondiale Villes et Ports – 20/06/2012)*

AIVP : Le port de Rotterdam a récemment présenté sa nouvelle vision à long terme : Vision 2030. Quelles sont, selon vous, les principales questions à résoudre pour réussir la construction du port de demain ?

H. De Bruijn : Le port de Rotterdam a déterminé deux principaux objectifs stratégiques pour les prochaines décennies : devenir le premier hub mondial et le premier cluster industriel européen. Pour atteindre ces objectifs, nous devons répondre à des enjeux majeurs. À cet égard, je tiens à évoquer la nécessité de réduire les nuisances environnementales subies par les citoyens résidant à proximité du port et d’effectuer la transition de l’industrie portuaire. À ce propos, la relation ville port est essentielle et le plus grand défi à relever est celui de l’innovation. Je crois qu’un port capable de concevoir, éprouver et mettre en place des solutions intelligentes pour appréhender ces enjeux est un port qui a de l’avenir. « Éprouvé à Rotterdam, vendu au reste du monde », telle sera notre devise pour les années à venir.

Entretien avec Ronan Dantec

webmaster8 août 2012

Sénateur,
Porte-parole au sommet Rio+20 de Cités et Gouvernements Locaux Unis

 

AIVP : Lors de votre précédente intervention à l’occasion de la 12e Conférence mondiale de l’AIVP à Buenos Aires en novembre 2010, vous avez attiré l’attention des responsables du développement des villes portuaires sur les conséquences du changement climatique. Qu’en est-il aujourd’hui ?

RD : La situation est extrêmement préoccupante. Le sujet n’a pas été directement abordé à Rio, qui n’était pas une conférence sur le changement climatique, toutefois, la question est dans tous les esprits. La décision prise à Durban, en 2011, est de tenter de négocier un nouvel accord international sur le climat d’ici 2015 qui engagerait cette fois-ci tous les grands émetteurs, y compris les pays émergents. Pour les ports, un des impacts du réchauffement climatique sera la montée des eaux. De nouvelles études tout à fait sérieuses, en particulier américaines, tendent à montrer que cette augmentation a été sous-estimée. On serait plus aujourd’hui proche d’une surcote de 1,50 mètres à la fin de ce siècle que des 70 cm à 1 mètre précédemment annoncés. C’est demain. C’est considérable et les acteurs du développement des villes portuaires doivent absolument intégrer ces données dans le cadre de leurs investissements et projets dès aujourd’hui.

L’inspiration se trouve-t-elle dans la ville portuaire ?

webmaster30 juillet 2012

Interview : Mario Girard, Président Directeur Général, Port de Québec, Canada

(13e Conférence Mondiale Villes et Ports – 19/06/2012)*

AIVP : Vous avez été nommé Président Directeur Général de l’Administration Portuaire de Québec en janvier 2011. Après donc 18 mois à la tête du port, comment décrieriez-vous la relation Ville Port à Québec ?

M. Girard : La relation Ville-Port à Québec est en plein développement selon moi. À mon arrivée en poste, l’un de mes premiers gestes à titre de PDG fut de commander un sondage auprès de la population afin de connaître le niveau de perception et de connaissance des gens envers l’Administration portuaire de Québec (APQ) et ses opérations. Les résultats furent très révélateurs. Selon ledit sondage, la population possédait une méconnaissance générale du Port de Québec. Celle-ci a entraîné la création de plusieurs mythes qui se sont solidement ancrés dans l’imaginaire des gens de Québec. C’est pourquoi nous avons entrepris, mon équipe et moi, de rencontrer un très grand nombre de groupes d’intervenants représentant le plus fidèlement possible l’ensemble de la population constituant l’environnement du Port de Québec. Cette façon de faire nous a permis de rétablir les faits dans plusieurs cas et ainsi de développer de nouvelles bases sur lesquelles nous consolidons actuellement notre relation Ville-Port. Cette initiative a donné naissance à un comité de relations avec la communauté afin que les efforts déployés perdurent dans le temps.

Un océan, des villes des ports

webmaster18 juillet 2012

L’Observatoire Villes Ports de l’Océan Indien (OVPOI) couvre une aire géographique de 10,6 millions de km² rassemblant 185 millions d’habitants à la charnière de l’Afrique et de l’Asie. Au travers de son réseau, L’OVPOI souhaite contribuer à la formalisation d’une identité régionale. L’ouvrage Un océan, des villes des ports, co-signé par Wilfrid Bertile, Marie-Annick Lamy-Giner et Philippe Le Gal s’inscrit dans cette démarche. Un voyage en images permet de découvrir les places portuaires de Durban (Afrique du Sud), Le Port (La Réunion), Mamoudzou (Mayotte), Maputo (Mozambique), Monbasa (Kenya), Mutsamudu (Comores), Toamasina (Madagascar), Port Louis (Ile Maurice), Victoria (Seychelles), ainsi que les autres membres du réseau. Les principales statistiques sur les villes et les ports complètent le document.

L’ouvrage est disponible auprès de l’Observatoire : info@io-aivp.org

 

13e Conférence mondiale Villes & Ports : leçons de Saint Nazaire et de Nantes

webmaster10 juillet 2012

La 13e Conférence Mondiale des Villes Portuaires organisée à Saint Nazaire et Nantes du 18 au 21 juin 2012 a rassemblé 450 participants originaires de 46 pays.

Cette nouvelle conférence mondiale de l’AIVP avait pour ambition de faire le point sur les réponses apportées par les acteurs du développement des villes portuaires à leurs problématiques de développement. L’angle d’approche des projets ville-port choisi cette fois par l’AIVP était celui de la place du port et de ses fonctions dans la mise en œuvre des stratégies de développement durable des villes et régions portuaires. La globalisation, dont les effets sur les ports et les villes étaient plus au cœur des réflexions au cours de ces dernières années, est aujourd’hui parfaitement ingérée par les territoires. Les participants à cette dernière conférence AIVP ne s’interrogent plus sur la globalisation mais ont révélé l’émergence de nouvelles stratégies territoriales et de coopération en l’illustrant de nombreux exemples: transition et reconversion énergétique de territoires villes et ports, les nouvelles coopérations entre les activités portuaires, les filières industrielles, et les sphères universitaires et de la recherche, gouvernances « sur mesure », associant en particulier les citoyens, pour faciliter et accélérer les mutations et adaptations économiques, urbaines, sociales…

Séminaire de Livourne (Italie) : l’AIVP retrace l’évolution de la relation ville-port

webmaster9 juillet 2012

Le 4 juillet dernier s’est tenu à Livourne (Italie) un séminaire intitulé « Livorno Domani. Una Città portuale Europea ». En préambule aux débats avec la communauté locale sur les projets actuels de Livourne et leurs enjeux, le Port de Livourne avait sollicité l’AIVP pour apporter son regard et son expérience internationale. Cela a été l’occasion pour Denis Davoult de retracer l’évolution de la relation ville-port et de livrer quelques-unes des leçons tirées de la toute récente 13e conférence mondiale de l’AIVP.

Le port de Québec joue la carte Ville Port

webmaster28 juin 2012

Etude de cas
Le port de Québec joue la carte Ville Port

Port en eau profonde naturel, situé sur le Saint-Laurent à l’intérieur du continent nord-américain et à moins de 300 km de la première écluse donnant accès à la voie maritime menant à la région des Grands Lacs, le Port de Québec tire pleinement parti de ce positionnement géographique.

L’année 2011 a confirmé d’excellents résultats pour le Port de Québec avec une croissance générale du trafic de 18% et les premiers chiffres pour 2012 s’annoncent prometteurs. La bonne tenue des trafics en 2011 et ces perspectives devraient contribuer à favoriser les investissements nécessaires pour accompagner et conforter ce développement.

Toutefois, sur le secteur Estuaire / Pointe à Carcy, un autre projet suscite actuellement sa part de débats et de questionnements. Il s’agit du développement éventuel du Bassin Louise. Les questions sur l’aménagement de ce secteur étant particulièrement sensibles, Mario Girard a affirmé vouloir prendre le temps de la réflexion pour faire de ce projet « un modèle des bonnes relations ville port ».

Pour accèder à l’étude de cas, rendez vous sur http://casestudies.aivp.org

Observatoire Villes Ports Océan Indien…deux ans déjà

webmaster21 juin 2012

Interview : Wilfrid Bertile, Président, Observatoire Villes Ports Océan Indien, La Réunion

(13e Conférence Mondiale Villes et Ports – 21/06/2012)

AIVP :  D’un point de vue géostratégique, qu’est ce qui fait aujourd’hui de l’océan Indien un territoire spécifique ?

W. Bertile: Plus de 2 milliards d’habitants vivent dans les quelques 50 pays bordiers de l’océan Indien. A ce poids démographique et politique s’ajoute un rôle primordial de transit. Dans la partie nord de l’océan, les Etats du Golfe produisent 30% du pétrole mondial. A partir d’eux se déploient les deux tiers du trafic pétrolier du monde aussi bien vers l’ouest, à destination de l’Afrique et de l’Europe, que vers l’est pour notamment l’Inde, la Chine et le Japon. De même c’est par cet océan que se fait le trafic entre l’Asie du Sud et de l’Est et l’Europe. L’océan Indien voit passer chaque année la moitié de la flotte des porte-conteneurs et le tiers des vraquiers de l’ensemble du monde. La sécurité de la navigation et de ses accès par les détroits stratégiques de Bab el Mandeb (mer Rouge) et de Malacca (Malaisie) ainsi que par Le Cap revêt une importance vitale. C’est pourquoi les Etats-Unis maintiennent des bases à Barhein pour la VIIe flotte et à Diego Garcia au beau milieu de l’océan. La France est présente à Djibouti et dans le sud-ouest de l’océan Indien. La Chine s’appuie sur un chapelet de bases dans le nord de l’océan pour sécuriser son approvisionnement pétrolier et l’Inde y déploie des forces pour la même raison et pour contenir l’influence du Pakistan.