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Port Urbain

18 septembre 2017

Japon : 3 projets en concurrence pour des aménagements touristiques autour de casinos

Le projet de Yumeshima, une île artificielle dans la baie d’Osaka, est pour le moment en tête de la shortlist. Situé à proximité d’un terminal conteneur, il comporte notamment plusieurs hôtels, des espaces verts, etc.

Full article : Casinopedia 28/08 ; Casinopedia 05/09

18 septembre 2017

Nantes : l’Ecole supérieure des Beaux-Arts fait sa rentrée en septembre dans les halles Alstom 4 et 5 reconverties par Franklin Azzi

Full article : Beauxarts Nantes ; vidéo

18 septembre 2017

Chicago : un musée flottant s’installe sur une barge pour célébrer la passé industriel du fleuve

Full article : Gmw (+ images)

18 septembre 2017

Vilanova i la Geltru (Espagne) : l’aménagement de la Place du Port est lancé après une large consultation des citoyens

Full article : Ports de la Generalitat

13 septembre 2017

Irlande : le redéveloppement des Docklands de Cork et de Galway devrait s’accélérer

A Cork un stade ou un immeuble de bureaux sur Albert quay sont les aménagements les plus récents. Mais le principal projet est celui du Port à Ringaskiddy. Terminal conteneurs, activités logistiques, bureaux, hôtel sont programmés, mais aussi 4000 logements, commerces et bureaux sur le site libéré de Tivoli Docklands. A Galway l’ensemble de bureaux proposé sur Bonham Quay pourrait redynamiser toute la ville et y attirer notamment des entreprises internationales.

Full article : Property Week

13 septembre 2017

Auckland : la Présidente du port confirme qu’il ne sera pas agrandi près du centre-ville. Mais sa relocalisation ne se fera qu’à long terme

Full article : NZ Herald

13 septembre 2017

Shenzhen : Design Society, le complexe culturel conçu par Fumihiko Maki sur le waterfront, devrait finalement ouvrir en décembre

Full article : Dezeen (+ images)

13 septembre 2017

Le Port de Valence et la Ville de Sagunto vont lancer le projet de transformation d’un quai en espace de promenade

Full article : LaVanguardia

11 septembre 2017

Plymouth : Oceansgate, 35 hectares du Devonport Dockyard vont être réaménagés en hub de l’innovation maritime

La première phase a été lancée en 2017. Elle va permettre l’aménagement d’un campus dédié à la recherche et l’innovation en matière de technologie maritime. Elle sera suivie en 2018 par deux autres phases consacrées à la construction de bureaux et d’espaces industriels pour les entreprises maritimes.

Full article : Plymouth Herald (+ vidéo) ; Oceansgate

11 septembre 2017

Santander : accord entre le Port et la Ville pour aménager en zone piétonne les espaces près de la gare maritime

Full article : El Diario montanes

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Port Citoyen

12 juillet 2012

13e Conférence mondiale Villes et Ports : leçons de Saint Nazaire et de Nantes

La 13e Conférence Mondiale des Villes Portuaires organisée à Saint Nazaire et Nantes du 18 au 21 juin 2012 a rassemblé 450 participants originaires de 46 pays. Cette conférence mondiale de l’AIVP avait pour ambition de faire le point sur les réponses apportées par les acteurs  des villes portuaires à leurs problématiques de développement. L’angle d’approche des projets ville-port choisi cette fois par l’AIVP était celui de la place du port et de ses fonctions dans la mise en œuvre des stratégies de développement durable des villes et régions portuaires.

La globalisation, dont les effets sur les ports et les villes étaient plus au cœur des réflexions au cours de ces dernières années, est aujourd’hui parfaitement ingérée par les territoires. Les participants à cette dernière conférence AIVP ne s’interrogent plus sur la globalisation mais ont révélé l’émergence de nouvelles stratégies territoriales et de coopération en l’illustrant de nombreux exemples: transition et reconversion énergétique de territoires villes et ports, les nouvelles coopérations entre les activités portuaires, les filières industrielles, et les sphères universitaires et de la recherche, gouvernances « sur mesure », associant en particulier les citoyens, pour faciliter et accélérer les mutations et adaptations économiques, urbaines, sociales…

A travers les échanges d’expériences organisés autour des projets développés dans des villes portuaires de tous les continents, la première des constatations à effectuer est que la question du lien ville-port reste centrale près de 25 ans après la fondation de l’AIVP. Au-delà des stratégies classiques de récupération à des fins urbaines pour des projets de « waterfront » des espaces portuaires délaissés, c’est toute la question de la gouvernance ville-port qui est posée. La question de l’intégration ville-port du « comment faire le port avec la ville » est au cœur des débats dans la plupart des villes portuaires. Les projets de développement urbains sont aujourd’hui beaucoup plus que des projets d’amélioration ou de reconversion des interfaces ville-port, ils procèdent d’une réflexion globale sur l’identité et les spécificités de la ville portuaire contemporaine où l’intégration des fonctions urbaines et portuaires trouve toute sa place.

Cette nouvelle conférence de l’AIVP a permis de prendre la mesure des enjeux locaux, qui vont désormais bien au-delà des stratégies d’urbanisme pour aborder très directement des notions plus globales de performance économique, de bien-être des citoyens et de développement durable.

A cet égard, la création dans de nombreuses villes portuaires de centres de recherches qui constituent autant de « think tank » sur les problématiques de développement locales est révélatrice. Elle témoigne de la volonté des acteurs locaux de placer l’innovation au cœur de leurs réflexions stratégiques pour répondre aux enjeux globaux économiques mais aussi sociaux et environnementaux. Elus, dirigeants portuaires, entreprises se mobilisent clairement en faveur d’un nouveau souffle pour les villes et régions portuaires.

La problématique de l’énergie constitue sans doute une assez bonne illustration de ce phénomène. Face au défi énergétique et industriel représenté par la disparition programmée des énergies fossiles, les villes portuaires se mobilisent. Les infrastructures portuaires existantes, la densité des réseaux et la proximité des centres de production industrielle et de consommation font des villes portuaires des lieux privilégiés pour la mise en œuvre et l’expérimentation d’énergies renouvelables liées à leur environnement marin ou fluvial et de systèmes d’écologie industrielle liées au tissu économique. Eolien offshore, hydroliennes, énergie thermique des mers ou mécanique de la houle, voir production d’hydrogène sur des plates formes offshore sont autant de voies explorées ou qui font déjà l’objet de paris industriels. En devenant ainsi producteur d’énergie, le port ajoute à ses fonctions classiques au service du transport des marchandises une nouvelle filière et un nouveau challenge. Il y gagne aussi une nouvelle image vis-à-vis de la communauté et des populations.

Toujours dans le cadre de cette recherche d’un nouveau souffle pour les villes et régions portuaires, le débat s’ouvre autour des questions de la multimodalité et des nouvelles stratégies territoriales. Les initiatives ayant recours à la voie d’eau pour assurer la logistique de proximité dans les grandes villes se multiplient et deviennent économiquement rentables autant que souhaitables du point de vue environnemental et de l’aménagement urbain. A travers le port et ses fonctions, le lien se fait ainsi mieux entre la ville portuaire et la région métropolitaine.

Après le temps de la coexistence des premières années de l’AIVP, puis de la cohabitation organisée entre ville et port, et au-delà même des coopérations sectorielles qui se développent aujourd’hui, l’heure semble désormais à la mise en œuvre de partenariats plus étroits, voire même, à la mutualisation des ressources et des territoires. Mutualisation à l’échelle locale entre ville, port et leurs partenaires, mais aussi à l’échelle régionale.

Dans un contexte de crise économique et environnementale globale le jeu de la concurrence se déplace. Les villes portuaires d’un même territoire géopolitique et économique s’allient désormais pour constituer des ensembles plus cohérents et plus concurrentiels face à d’autres régions du monde. Cette 13e Conférence de l’AIVP a montré que les « gateways » et « clusters » régionaux, nationaux voire transnationaux se multiplient. Il s’agit désormais de promouvoir, autour des fonctions portuaires, un développement territorial régional associant plusieurs villes et plusieurs ports et capable d’intégrer et de traiter simultanément, en leur accordant le même degré d’importance, les problématiques sociales, économiques et environnementales.

Nous avons peut-être là le message le plus fort donné par l’Estuaire de la Loire aux délégués participant aux travaux de l’AIVP : la réponse aux défis globaux suppose désormais d’avoir la capacité et l’intelligence de faire évoluer les villes portuaires de la compétition à la coopération !

www.citiesandports2012.com

12 juin 2012

L’AIVP prend pied aux Etats-Unis

Beaucoup d’entre vous ont pu apprécier les propos de Géraldine Knatz, CEO du Port de Los Angeles, lors de l’ouverture de notre 13e Conférence Mondiale : réalisme, pragmatisme et ambition autour d’une communauté portuaire élargie, tels en étaient les points forts. Ces propos ont pu étonner en donnant une nouvelle dimension aux missions d’un port. Depuis juin, nos échanges se sont poursuivis et le Port de LA a officiellement rejoint le réseau AIVP. C’est avec d’autant plus de plaisir que nous vous retranscrivons ici les conclusions de l’intervention de Géraldine Knatz.« En conclusion, je souhaite insister sur deux point – ou deux observations finales, avec votre permission :

Tout d’abord, la toute première opportunité pour le City Dock N°1 est venue d’une visite que nous avons faite avec un de nos locataires – ce groupe de facultés et d’universités situées discrètement dans une installation vieillotte sous l’ombre de nos activités d’industries lourdes et de trafic de marchandises.  Nous n’étions jamais entrés en interaction avec ce groupe. La plupart de gens dans la zone du port ne savait même pas qu’ils existaient. Nous ne leur avions jamais adressé la parole, et eux non plus ! Ils étaient sous notre nez, là, pendant tout ce temps ; mais nous étions tellement focalisés sur le développement de nos activités cargo qu’il ne nous était jamais venu à l’idée de leur poser des questions sur leurs plans et leurs attentes à long terme, pas plus qu’ils ne sont venus nous voir pour nous entretenir de leurs souhaits et besoins. Probablement parce qu’ils supposaient – avec quelques raisons – que nous étions essentiellement concentrés sur le développement de notre trafic. Bref, tout ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que nous nous parlons maintenant !

Le concept de l’installation d’une institution universitaire majeure dans un port était perçu par les chercheurs en Sciences de la Mer comme une telle opportunité qu’une autre institution – SCRIPPS Institution of Oceanograpy – est venue nous voir en vue d’ouvrir une école d’ingénierie marine sur le port. Plus la masse critique de scientifiques et de ressources scientifiques est élevée sur le port, plus on dispose d’opportunités pour attirer de l’argent pour la recherche. Ce projet a été perçu comme une telle transformation pour la communauté portuaire que nous allons recevoir des sommes significatives de sources philanthropiques pour mener à bien ce projet.

Mon second et dernier point est le suivant : ces visions que je partage avec vous aujourd’hui ont été discutées avec un grand nombre de parties prenantes critiques de la communauté portuaire, et le dialogue a initié de meilleures relations. […].

Mais je dois vous avouer qu’il ma fallut cinq ans pour comprendre cela! J’étais bloqué par la difficulté que je rencontrais pour connecter le port et la communauté. Nous avions les meilleurs architectes, nous nous concentrions sur une interface transparente, une signalétique uniforme, une réduction des barrières d’accès – mais j’avais le sentiment qu’il manquait quelque chose.

Et enfin, j’ai compris que le vrai lien, ce sont les gens, les gens eux-mêmes ! Le lien le plus solide et la meilleure relation au sein de notre communauté dont nous avions bénéficié dans le passé venaient des milliers de personnes qui habitaient près du port et qui chaque matin venaient y travailler. Ma vision, c’est de faire revenir des milliers de personnes dans le port, chaque jour, des gens qui font des choses différentes : travailler, étudier, jouer, inventer …. Nous avons même ouvert un collège secondaire (Port of Los Angeles Maritime High School) dans un bâtiment vide à côté de notre bâtiment d’administration portuaire et en six ans ce collège est devenu un des plus cotés de la région […] Ces jeunes vont grandir dans le port et vont aimer le port.

Cette révélation m’ait venue en étudiant l’histoire du port. Grace à la relation entre notre futur et notre passé, nous avons aidé la communauté à comprendre la logique selon laquelle plus nous assurons d’emplois dans et autour du port, plus les gens comprendrons la valeur globale du port pour la communauté, la ville et la région. Et cela nous aide énormément à poursuivre nos efforts de développement de nos activités. »

11 avril 2012

Monde en crise, villes portuaires en devenir

Si j’en crois les informations véhiculées par les médias, les commentaires de nombreux acteurs de terrain économiques et politiques et tout récemment les conclusions du rapport remis le 30 janvier dernier au Secrétaire Général des Nations Unies, tout porte à croire aujourd’hui, que la profonde crise économique et sociale que traversent la plupart des pays développés, n’est pas qu’un simple accident de croissance mais, bien au contraire, un rappel sévère de la fragilité d’un modèle de développement incompatible avec l’évolution des données démographiques, géopolitiques et environnementales mondiales.De crises en crises, 20 ans après Rio

Le prochain Sommet de la Terre Rio+20 ne manquera pas de le rappeler au mois de juin prochain : pour assurer d’ici le milieu de ce siècle, à 7 milliards d’humains, un monde encore viable et en paix, il est urgent de prendre acte du découplage ressources / démographie pour construire un développement économique et social totalement nouveau, moins inégalitaire, respectueux des équilibres écologiques locaux et globaux, et économe en ressources. La crise des dettes souveraines européennes après la crise des dettes des ménages vient tristement nous rappeler qu’un modèle de développement sociétal basé sur une consommation croissante de biens et services conduit à une impasse économique, environnementale et politique.

En tant qu’organisation mondiale réunissant les acteurs politiques et économiques des places portuaires, l’AIVP a bien entendu été très attentive depuis sa création, il y a plus de vingt ans, aux contextes global et local dans le cadre desquels les projets des villes et des ports pouvaient s’épanouir. Déjà, en 1993, notre charte de Montréal reprenait les conclusions du premier Sommet de la Terre de Rio et encourageait des acteurs des villes et des ports à intégrer les préoccupations environnementales dans leurs stratégies de développement. Nous n’avons eu de cesse depuis, à l’issue de nos échanges d’expériences, d’exhorter les acteurs locaux à réfléchir en termes de développement durable (Cf. notre Charte de Sydney de 2006 et notre Déclaration de Buenos Aires de 2010) et nous avons toujours valorisé les initiatives des villes et des ports qui mettaient en œuvre des solutions innovantes.

Le temps de la remise en question

Acteurs essentiels de chacune de ces villes portuaires, les autorités portuaires sont fortement incitées à réfléchir sur la pertinence à moyen et long termes de leurs stratégies et leurs politiques de développement. Pendant des décennies, la quantité de tonnes manutentionnée a été le principal – sinon le seul – critère de performance portuaire avec toutefois des pondérations visant à établir que « toutes les tonnes n’ont pas le même poids! « . Cette curieuse formulation visait naturellement à expliquer que la valeur économique de la tonne transportée par conteneurisation est largement supérieure à la tonne de vrac. Les essais de corrélation des tonnages manutentionnés avec « l’économie réelle » de la ville portuaire en termes de création d’emploi par exemple ont donné lieu à des discussions sans fin sur les méthodologies employées. Le développement spectaculaire des activités liées au secteur logistique a certes créé des centaines d’emplois nouveaux, mais souvent peu qualifiés et en nombre souvent inférieur aux attentes des élus locaux. Au final, la révolution logistique n’a pas permis de compenser la baisse régulière du nombre d’emploi dans les grandes zones industrialo-portuaires du milieu du XXe siècle.

Dans ce contexte de déclin de la dynamique de l’emploi pour la plupart des places portuaires industrielles des pays développés, la crise économique mondiale de 2008 a largement contribué à dramatiser une situation déjà difficile. La chute de la consommation mondiale a très vite eu des conséquences sur l’activité portuaire qui s’est parfois effondrée dans des proportions extrêmement importantes, parfois près du tiers de l’activité pour certains ports moyens en Espagne par exemple en 2009. Dans la plupart des pays développés, la foi, certains diront l’aveuglement, en une croissance exponentielle de l’activité portuaire a été sérieusement mise à mal par la baisse significative et durable des échanges. L’avenir et une analyse fine des trafics nous diront si la reprise constatée un peu partout en 2011 est purement « technique » ou si elle traduit une nouvelle dynamique économique qui se met en place. Il sera alors particulièrement intéressant pour les villes et les régions portuaires de regarder de près l’évolution des flux et d’en tirer les conséquences en matière de stratégies industrielles. Même si pour l’heure, les volumes de marchandises affichent pour certains ports importants une progression à deux chiffres et si les flux notamment Sud-Sud se réorganisent et vont profiter à de nouveaux ports, l’attentisme et la prudence des acteurs locaux et des investisseurs sont encore le plus souvent de mise pour les projets.

Imaginer une croissance durable….

La croissance est morte, vive la croissance ! Cet optimisme affiché pour une nouvelle croissance, l’est surtout pour une autre croissance. Une croissance soutenable et responsable qui reste encore largement à inventer mais dont on peut voir un peu partout, dans les pays émergents comme dans les pays développés les premiers résultats. A cet égard, les villes portuaires constituent des laboratoires d’expérimentation formidables. Au cœur de régions urbaines denses, elles associent souvent à un socle industriel développé et fortement lié à la globalisation par les fonctions portuaires, des problématiques environnementales et sociales complexes. Les villes portuaires sont, sans doute plus que d’autres pôles urbains, des villes en mouvement, portées par les évolutions technologiques et sociétales globales. Elles sont aussi exposées d’autant plus fortement aux crises de tous ordres. Pour s’adapter aux cycles économiques, les villes portuaires ont toujours dû innover. Celles qui n’ont pu ou su le faire ont inexorablement décliné. Aujourd’hui, force est de constater le foisonnement de projets : les projets d’éoliennes off shore pour une énergie propre se multiplient en Allemagne, au Royaume-Uni et partout en Europe créant de nouvelles filières économiques et des emplois ; Venise développe dans sa lagune les biotechnologies marines de demain pour une nouvelle industrie respectueuse de l’environnement ; Copenhague réinvente sur ses friches portuaires une ville durable exemplaire ; Los Angeles, se pose en champion de la lutte contre les GES dans sa gestion du trafic portuaire…

Nous en débattrons dans le cadre de la prochaine Conférence Mondiale Villes et Ports organisée par l’AIVP à Nantes et Saint-Nazaire du 18 au 21 juin prochains. Toutes ces villes ont compris que le port, son savoir-faire, son territoire et ses fonctions étaient toujours une force et un atout majeur dans ce nouveau cycle de développement qui s’ouvre. Toutes ces villes se sont posé la question des stratégies ville-port à conduire aujourd’hui pour garder des emplois et produire des richesses dans un contexte mondial de recherche du développement durable qui ne pourra que s’imposer dans les prochaines décennies. Anvers, Rotterdam, mais aussi Le Havre, Santos, Singapour et bien d’autres encore, se posent aujourd’hui ces questions essentielles pour leur avenir.

Urbain, entrepreneur, citoyen, le nouveau temps du port ?

Au-delà de la problématique des « friches portuaires » à reconvertir pour de nouveaux usages urbains, thème suivi depuis plus d’une vingtaine d’années par l’AIVP, la question d’une mixité productive des fonctions portuaires et urbaines est posée clairement par de nombreuses villes portuaires. La nécessité de la mise en place d’un développement durable et d’une maîtrise des émissions de GES donne à la présence du port urbain un intérêt renouvelé. Rendre la ville plus attractive, plus compacte mais aussi plus mobile est un enjeu stratégique et, à cet égard, le port peut constituer un atout décisif : accueil des navires de croisière au plus près des centres-villes comme à Malaga ou Hambourg pour générer une nouvelle dynamique commerciale ; réutilisation des bassins anciens pour les activités liées à la navigation de plaisance comme à Barcelone ou au Havre ; utilisation de la voie d’eau pour l’acheminement des pondéreux en cœur de ville comme à Séville, Paris, Bordeaux… permettent une nouvelle valorisation du patrimoine portuaire pour un renouvellement urbain durable.

Acteur du développement urbain durable, le port est aussi placé aujourd’hui au cœur des nouvelles stratégies industrielles. Les nouvelles filières économiques liées aux énergies renouvelables telle l’éolien off shore à Bremerhaven ou à Saint-Nazaire, les hydroliennes, les énergies thermiques des mers ou les fermes houlomotrices en projet dans de nombreuses régions du monde créeront les emplois de demain. Les villes portuaires se préparent à les accueillir. L’écologie industrielle est un concept d’avenir pour les villes et régions portuaires qui sauront associer dans une même stratégie développement industriel et ville durable. Les activités portuaires de niche autour des activités de recyclage des matériaux sont aussi désormais considérées avec attention par les autorités portuaires en quête de diversification des trafics.

Le port s’affiche aussi de plus en plus citoyen. S’intégrer à la vie de la cité, refaire le lien avec la population pour favoriser la dynamique de développement ville-port deviennent indispensables. Les Port Centers se multiplient en Europe sur les modèles d’Anvers, de Rotterdam, Gênes ou Melbourne. Les programmes d’éducation portant sur la place de la ville portuaire dans les nouvelles dynamiques commerciales et industrielles mondiales participent à la construction de chaque ville portuaire.

Le temps du port est là. Qu’il soit urbain, entrepreneur ou citoyen, le port se veut aujourd’hui un partenaire incontournable du développement durable des villes et régions portuaires.

11 avril 2012

« Seaports deliver prosperity »

Lancé en 2008 par l’Association Américaine des Ports (AAPA), ce slogan a initié une campagne sur l’importance économique et sociale des ports maritimes, réalisée avec l’assistance d’une grande firme spécialisée dans les Relations Publiques. Le but était de créer à la fois chez les décideurs et au niveau des populations une véritable prise de conscience. Depuis, sous l’impulsion de l’AAPA, les initiatives dans les ports se multiplient, bien au-delà de certaines actions de lobbying politique. Ainsi sur le terrain, le communiqué de presse a laissé progressivement sa place à un dialogue direct avec les citoyens et la communauté économique.
Lors d’un workshop de l’AAPA fin février 2012, l’AIVP a pu participer avec une quarantaine de ports américains à un éventail de présentations sur ce thème.L’éducation portuaire à tous les niveaux

Partie intégrante de la démarche sociétale, les projets d’éducation des jeunes aux métiers maritimes et portuaires sont d‘ores et déjà en œuvre dans la plupart des ports américains. Nous pouvons à ce niveau citer plusieurs exemples.
A Houston l’Académie Maritime est une initiative de l’Autorité Portuaire et d’une agence de développement économique locale. Créée en 2009, elle propose un programme d’enseignement de quatre ans développé par l’Administration Maritime Américaine et qui propose aux jeunes de 14 à 18 ans (High school – dernière année de collège et lycée) de découvrir et approfondir leurs connaissances du monde portuaire et maritime, afin de prendre conscience des possibilités d’emplois que représente ce secteur.
Le Port d’Oakland récompense depuis 1994 les meilleurs lycéens grâce à une levée de fonds spécialement organisée à cette occasion. Le port a également toujours veillé à rester un espace ouvert et s’est aussi doté de deux centres d’information qui accueillent des visiteurs souhaitant apprendre plus sur les développements portuaires. Aujourd’hui, le port souhaite aller encore plus loin toujours au contact plus direct des citoyens, afin de bâtir une relation plus durable et stable avec la communauté. Il redouble ainsi d’efforts pour atteindre directement le public en allant vers lui dans les écoles, les associations, les manifestations culturelles, les organisations de développement et les groupements d’intérêt.
« Behind de Scenes » est une initiative lancée par le Port de Portland pour offrir à ceux qui le souhaitent la possibilité de venir découvrir le port et les activités économiques liées au fleuve. Une page Facebook et un programme de visites varié et riche permettent de suivre les actions quotidiennes de cette industrie maritime qui génère plus de 19.000 emplois dans la région.
Pour son 100e anniversaire, le Port de Seattle a mis en place une série d’initiatives appelée « Port 101 Series » qui permet aux adultes de découvrir lors d’une visite en bateau les différents lieux opérationnels du transport maritime et de l’activité portuaire et de prendre conscience de leur impact économique sur le territoire.

Des stratégies globales

Force donc est de constater que pour les Ports Américains, la démarche citoyenne fait partie d’une stratégie de communication globale qui ne néglige aucun des jugements, des idées ou des opinions que le citoyen peut avoir sur l’activité portuaire de demain. Les objectifs sont clairs : anticiper les oppositions, informer, convaincre… mais aussi éduquer et sensibiliser les jeunes à des métiers portuaires pas toujours bien connus et qui souffrent souvent d’une image quelque peu négative.
Atteindre et sensibiliser le public – en anglais « Community Outreach » – font certes partie des actions qui pourraient souffrir de coupes budgétaires en temps de crise, mais l’importance de leur rôle est de mieux en mieux comprise. Pour les ports, l’enjeu est non seulement de pouvoir continuer à opérer et à se développer, mais également d’attirer des investisseurs et des acteurs économiques toujours plus sensibles à une approche plus respectueuse de l’environnement social.

Port Entrepreneur

18 septembre 2017

Les ports jouent de plus en plus un rôle clé dans le développement de l’économie circulaire

Ils peuvent être tout à la fois fédérateurs d’initiatives, lieux de convergences de flux de matières ou d’énergie, centre logistique bien sûr et enfin clusters industriels. Aux Pays Bas, dans la région du Danube, en Ecosse, les exemples se multiplient. Quand cela se combine avec des réserves foncières importantes comme à Hull, le potentiel est d’autant plus grand.

Full article: Port Strategy / Hull Daily Mail / SCI

15 septembre 2017

Avec 15000 emplois générés chacun, les ports d’Ile de France ou le secteur maritime de Lorient sont stratégiques pour l’économie locale

Full article: Le Télégramme de Brest / Haropa

15 septembre 2017

Port et intermodalité vers l’hinterland : une force du Port de la Nouvelle Orléans, un atout à venir pour le Port de Liverpool

Full article: Marine Link / LiverpoolEcho

15 septembre 2017

La Région Murcia mise sur le port de Carthagène pour stimuler le commerce, l’implantation d’entreprises, le tourisme et la culture.

Full article: El Vigia

13 septembre 2017

Le Port d’Anvers occupe une place de choix dans les échanges Europe Afrique

Pour conforter cette position, le port mise sur les exportations agricoles africaines, telles que le cacao. Le port s’appuie également sur sa filiale internationale et agit en concertation avec quelques-uns de ses gros clients comme MSC ou Sea Invest. Après le Golfe de Guinée le port voudrait se positionner aussi sur l’Afrique de l’Est, mais la concurrence asiatique y est nettement plus rude.

Full article: Jeune Afrique

13 septembre 2017

Wärtsila teste avec succès la prise de contrôle depuis la Californie d’un navire navigant en Mer du Nord

Full article: Port Technology / Video

13 septembre 2017

Le projet de fusion portuaire transnationale entre Gand et Dutch Zeeland Seaports entre dans la dernière ligne droite.

Full article: World Maritime News

13 septembre 2017

Transition énergétique : Rotterdam teste des panneaux solaires flottants sur un bassin de décantation de sédiments

Full article: Port of Rotterdam

13 septembre 2017

Succès pour le Port de Dunkerque dans sa stratégie industrielle avec l’implantation d’une usine de matériaux de construction : 70 emplois

Full article: Dunkerque Port

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