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Port Urbain

22 octobre 2018

New York : Brooklyn Navy Yard va devenir un hub de la nouvelle économie

Un nouveau masterplan à 30 ans pour les 121 hectares du Brooklyn Navy Yard vient d’être dévoilé. Conçu par WXY, il comprend de nouveaux espaces publics et trois bâtiments qui accueilleront notamment des entreprises dans les domaines de la haute technologie, de la construction navale, de la mode, des cabinets d’architectes ou encore des studios de cinéma. L’innovation sera également au coeur de la conception des bâtiments eux-mêmes avec l’intégration verticale dans un même bâtiment de tous les besoins et fonctions d’un fabricant. Une ferme sera également aménagée sur un toit terrasse. 8500 personnes travaillent aujourd’hui sur le site. Il pourrait accueillir 20000 emplois d’ici 2020 et 30000 entre 2030 et 2040.

Full article : Dezeen (+ images) ; Curbed

22 octobre 2018

Guangzhou : un quai marchandises accueille désormais la croisière. Un nouvel terminal passagers est annoncé pour octobre 2019

Full article : Cruise Industry News

22 octobre 2018

Melbourne : restauration d’une grue de 1948 sur le site classé au patrimoine de Northbank Goods Shed

Full article : Docklands news

22 octobre 2018

Cadix : le Port envisage la construction d’un hôtel de plus de 250 chambres sur le site de la Ciudad del Mar, un bâtiment qui serait démoli

Full article : Lavanguardia

17 octobre 2018

Palma : le lauréat du concours d’idées pour le réaménagement de la zone de Mollet

Le Port des Baléares a attribué le premier prix au projet des architectes Pere Rabassa y Toni Forteza. La nouvelle promenade maritime constituera un nouvel axe séparant les véhicules et les piétons qui retrouveront une ouverture sur la mer. Un bâtiment existant pourrait être démoli pour le fusionner avec celui d’un futur musée maritime. Les arcades existantes sur le quai des pêcheurs seraient intégrées dans le nouveau bâtiment, faisant ainsi référence aux anciens espaces de construction navale.

Full article : Passio per la mar ; Diario de Mallorca

17 octobre 2018

San Francisco, Pier 70 : l’ancien atelier d’usinage pour les destroyers et les sous-marins transformé par Gensler en bureaux

Full article : Dezeen (+ images)

17 octobre 2018

Lemvig (Danemark) : conçu par 3XN le Climatorium accueillera conférences et expositions sur le changement climatique, mais aussi des concerts,…

Full article : Bustler (+ images)

17 octobre 2018

Saint-Pétersbourg : le ponton flottant pour de l’événementiel aménagé au cœur de l’ile de New Holland Island a prouvé son succès

Full article : Marina World, September/October, p. 23

15 octobre 2018

Gdynia (Pologne) : les recommandations de l’Urban Land Institute pour le Fishing Pier

L’ULI Europe avait organisé en février dernier un workshop portant sur le site du Fishing Pier. Celui-ci fait partie du projet Sea City, un site de 71 hectares situé à côté du centre-ville qui devrait notamment accueillir 8000 habitants et 4000 nouveaux emplois. Le rapport permet de prendre la mesure des enjeux du projet Sea City et de celui pour le Fishing Pier. Les recommandations insistent notamment sur la nécessité d’une approche collaborative avec tous les acteurs impliqués, l’importance de la transparence et de la flexibilité, les connexions avec la ville existante, la mise en oeuvre de mécanismes de financement innovants, etc. Autant de recommandations portées régulièrement par l’AIVP dans ses échanges d’expériences.

Full article : ULI Advisory Workshop Report

15 octobre 2018

Tongyeong (Corée du Sud) : le lauréat du concours pour transformer un chantier naval en hub culturel et touristique est désormais connu

Full article : Concours ; Winner

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Port Citoyen

22 octobre 2018

BE MY PORT : une nouvelle identité portuaire pour Nantes Saint-Nazaire qui intègre la dynamique urbaine

Rassemblés en collectif, Nantes-Saint-Nazaire Port, l’Union maritime Nantes ports (UMNP), la CCI Nantes – Saint-Nazaire, la Région des Pays de Loire, la Carene, Nantes Métropole et le département de Loire-Atlantique ont décidé de mettre en place des outils de promotion, notamment à travers une nouvelle identité visuelle. Une identité qui inspire l’inclusion et l’appropriation par tous les utilisateurs potentiels.

Full article: Nantes Metropole  + Port de Nantes Saint Nazaire

22 octobre 2018

Oslo publie un manuel à l’attention des équipages des bateaux de croisière. Ces derniers seront à leur tour de bons vecteurs de communication pour les touristes.

Full article: Cruise Europe

22 octobre 2018

Londres : polémique sur l’impact de la qualité de l’air, suite à l’annonce de la construction d’un nouveau terminal de croisière

Full article: The Guardian

17 octobre 2018

Guadeloupe Port Caraïbes et le CREDDI de l’Université des Antilles signent un partenariat sur la recherche appliquée à l’économie portuaire

Source: Port de la Guadeloupe

17 octobre 2018

Brest (France) accueille la 11e Sea Tech Week 2018 dédiée aux bio-ressources marines

Full article: Seatechweek

15 octobre 2018

Interview avec Tiedo Vellinga, professeur à l’université de Delft sur son rôle entre monde universitaire et professionnel. Quelles interactions tangibles ?

Full article: Dredging Today

10 octobre 2018

Le port de Vigo présente un nouveau plan stratégique ouvert à la communauté portuaire : « ce dont le port a besoin »

Ce plan a été rédigé afin d’anticiper les besoins de la communauté portuaire et préparer les transformations futures du port en termes d’infrastructures. Rédigé en interne par l’Autorité portuaire, ce document doit maintenant être enrichi et complété par les contributions de tous les acteurs de la place. Ce processus collaboratif n’est pas nouveau à Vigo, puisque le plan stratégique sur la croissance bleue s’était déjà appuyé sur les apports de 18 groupes de travail extérieurs.

Full article: Apvigo

10 octobre 2018

Grande Bretagne : Nouveau rapport d’Arup sur les ports et la qualité de l’air

Full article: Ukmajorports

10 octobre 2018

Santos (Brésil) : Le secteur portuaire cherche des fonds pour la qualification des travailleurs

Full article: Portosenavios

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Port Entrepreneur

21 octobre 2013

Réorganisation et investissements : le port de Rosario a les moyens de devenir le principal moteur économique de la ville

Source : Global Ports

21 octobre 2013

Réduire les émissions polluantes des navires à quai passe par la généralisation du courant de quai

Depuis l’adoption d’une norme internationale en septembre 2012, le courant à quai est en développement pour tous les types de navires. Cela suppose un réseau électrique à terre fiable et assez puissant. Pour certains ports, une production électrique en propre peut s’avérer nécessaire.
Source : Mer et Marine

21 octobre 2013

Argentine : l’essor du trafic fluvial entre ports intérieurs et maritimes est freiné par l’absence d’une flotte nationale.

Source : Nuestromar

21 octobre 2013

Buenos Aires : réaménager l’interface Ville Port pour favoriser la desserte ferroviaire permettrait de supprimer 1M de camions

Source : Nuestromar, Global Ports

20 octobre 2013

Planifier l’aménagement de l’espace maritime est de plus en plus nécessaire à sa bonne exploitation

Energie, pêche, transport, aquaculture…, l’espace maritime accueille de plus en plus d’activités économiques. Des conflits peuvent apparaitre et la planification spatiale est une solution pour les anticiper. Mais si les pays européens ont cette tradition, ce n’est pas le cas en Amérique du Nord.
Source : Port Strategy

18 octobre 2013

Venise teste le système Moïse qui doit les protéger contre les marées hautes et les inondations

Source: Le Figaro

18 octobre 2013

L’Europe donne 11.3 M€ pour l’amélioration du trafic de transport de passagers entre Helsinki et Tallinn

Source: Port of Helsinki

15 octobre 2013

Pour Maersk, il n’y aura pas de réel avenir commercial pour la route arctique avant 15 ou 20 ans

Source: Ship & Bunker

15 octobre 2013

Guayaquil (Equateur) : la métamorphose urbaine spectaculaire d’une métropole portuaire

cs_guayaquil_dd_04La délocalisation du trafic portuaire et l’abandon des sites portuaires historiques ont donné à la ville de Guayaquil l’opportunité de réaménager son waterfront. Engagé depuis 20 ans, le projet « Malecón 2000 » a changé l’image de la ville en donnant à son centre une façade sur l’estuaire du Guayas saluée comme l’une des opérations de renouvellement urbain les plus abouties d’Amérique latine.

Principale ville de l’Equateur avec 3 millions d’habitants et capitale économique du pays, Guayaquil est aussi le principal port de ce petit pays andin (15 millions d’habitants). Le trafic du port de Guayaquil totalise 22 millions de tonnes aujourd’hui. Porte d’entrée maritime historique vers les villes de la « Sierra », la capitale Quito et les hauts plateaux, Guayaquil est aussi la grande métropole de la « Costa » riche région agricole avec notamment de l’aquaculture (élevages de crevette), des plantations de bananes, de cacao, de fruits tropicaux et une agro-industrie sucrière. La ville est largement ouverte sur l’estuaire du Guayas, à la confluence des rios Babahoyo et Daule. Le nouveau port construit en 1963, connaît depuis de nombreuses années déjà des problèmes d’accessibilité depuis le Golfe de Guayaquil et les réserves foncières prévues ont depuis longtemps fait l’objet d’une urbanisation anarchique. Le port qui totalise aujourd’hui 2 terminaux concédés et 13 terminaux privés ne peut aujourd’hui accueillir les nouvelles infrastructures nécessaires à sa modernisation. Par ailleurs, les installations portuaires historiques ont totalement abandonné depuis plusieurs décennies le centre ville et ses quais sur l’estuaire.

Aujourd’hui, il est envisagé à court terme un approfondissement du chenal d’accès à 11 mètres. Par ailleurs, un nouveau projet ambitieux de délocalisation vers l’aval sur le site de Posorja, vers des eaux plus profondes et avec des possibilités foncières importantes est impulsé par la municipalité. Ce projet doit conforter le port et la ville de Guayaquil en tant que première place portuaire équatorienne. Il répondra ainsi au développement économique particulièrement important que connaît le pays depuis une décennie. Au nord, les ports de Manta (vrac) et surtout d’Esmeraldas (exportation du pétrole d’Amazonie – 30 millions de tonnes) devront connaître dans les toutes prochaines années des travaux d’extension similaires.

La délocalisation du trafic portuaire vers l’aval et l’abandon des sites historiques par les activités maritimes ont aussi donné à la ville de Guayaquil l’opportunité de réaménager totalement son waterfront sur l’estuaire du Guayas. Engagé depuis 20 ans, le projet « Malecón 2000 » a profondément changé l’image de la ville en donnant à son centre, une façade sur l’estuaire du Guayas saluée comme l’une des opérations de renouvellement urbain les plus abouties et réussies d’Amérique latine.

Une ville à l’abandon

A l’arrivée de Leon Febres Cordero, ancien président de la république et enfant du pays, à la mairie de Guayaquil en 1992, la situation de la ville était qualifiée de catastrophique par tous les observateurs. La plupart des édifices publics étaient dans un état d’abandon indescriptible de même que les services de base pour l’assainissement, l’urbanisation se développait de manière incontrôlée, les finances municipales étaient au plus bas alors que le niveau d’insécurité atteignait des sommets… Il est aujourd’hui difficile d’imaginer ce qu’était alors la ville il y a seulement deux décennies !

Il fallait agir vite et fort. Contigües au centre-ville et aux quelques ouvrages historiques ayant résisté aux outrages du temps, les rives du Guayas étaient dans un état d’abandon depuis 1963, date de la construction du nouveau port maritime plus en aval dans l’estuaire. La ville ici comme ailleurs, tournait le dos à sa façade maritime. Dans la première moitié du 20e siècle, les navires marchands y abordaient encore au bout d’une série de jetées et les quais étaient un lieu de vie sociale intense. La nouvelle administration municipale après avoir résolu les problèmes d’infrastructures et de services de base, décida de faire de ces berges délaissées, le fer de lance de son projet de reconquête urbaine.

Une méthodologie pragmatique d’une efficacité exemplaire

Plusieurs idées clés ont présidé à la réalisation de ce projet ambitieux :

Aller vite. Il y avait urgence, et le choix du pragmatisme a été pris d’emblée en décidant de mettre en place une structure performante, la Fundación Malecón 2000, disposant d’une force de travail conséquente dans tous les domaines et capable d’avancer secteur par secteur en assurant une maîtrise d’ouvrage coordonnée sur la totalité du projet.

Un plan directeur stratégique : l’Image-Objectif. Dès 1996,  » l’Image-objectif  » fut élaborée sur l’initiative de la Banque locale « la Previsora » et une équipe de la Oxford Brookes University sur le modèle de la régénération des waterfronts américains mais aussi européens et argentins. L’Image-objectif a été acceptée la même année par la municipalité et le projet engagé.

Des espaces publics. Tournant le dos aux demandes de privatisation, le projet dénommé « Malecón Simón Bolívar » est, dès l’origine, conçu comme un espace ouvert, public, incluant des équipements culturels et commerciaux privés ouverts à tous les habitants. Le projet doit par ailleurs avoir la capacité à générer à terme les moyens financiers nécessaires à son entretien et à son évolution dans le temps.

 

Un principe de régénération urbaine. Le projet est d’emblée vu comme devant avoir un fort effet d’entraînement pour la régénération urbaine de toute la ville. Les forces vives politiques, économiques et sociales de la ville ont été fortement impliquées dans la définition même du projet qui s’est avéré très mobilisateur. La population locale a fortement adhéré au projet, notamment via la Fundación Malecón 2000.

Un outil spécifique. Il est vite apparu nécessaire de se doter d’un instrument opérationnel spécifique ayant pour mission de planifier, développer, construire, administrer, financer et entretenir le futur Malecón Simón Bolívar. La Fundación Malecón 2000 a ainsi vu le jour en 1997. Juridiquement la Fondation est une entité privée sans but lucratif qui réunit les institutions les plus représentatives et diverses de Guayaquil. Par bail emphytéotique de 99 ans, la ville de Guayaquil a donné en concession à la Fondation l’ensemble des terrains du Malecón, soit plus de 17 hectares le long du fleuve.

Des financements complémentaires. Enfin, en matière de financement des projets, il convient de distinguer deux modes opératoires. D’une part, assez classiquement dans ce genre d’opération, des concessions furent attribuées pour l’exploitation commerciale de certains équipements privés (commerces, restaurants, Cinéma IMAX, etc.). D’autre part, une loi fut votée le 15 octobre 1997 établissant que les donations ou subventions des personnes physiques ou morales en faveur des projets développés par la Fondation pourront être déduites à hauteur de 25 % des impôts sur les exercices 1997 – 2002.

Ce dernier mécanisme financier a permis de drainer immédiatement des fonds privés considérables en faveur du projet sachant que l’apport initial de la municipalité n’avait pu excéder à l’époque la somme de 25 000 USD. Notons que le nombre de donateurs privés a dépassé les 47 000 personnes en 2001 ! Signe clair de l’engouement citoyen pour l’initiative. Les travaux d’aménagement des espaces publics, soient 80% de la surface totale ont ainsi pu d’emblée bénéficier d’aménagements de grande qualité avec un mobilier urbain particulièrement soigné. A noter que 90% des fonds reçus par la Fondation doivent être consacrés à la réalisation effective des projets et qu’un système de contrôle de gestion très strict a été mis en place.

Pour définir et mettre en œuvre le projet, l’équipe internationale d’urbanistes, d’architectes, de paysagistes, etc. travaillant en collaboration avec les professionnels équatoriens fut rapidement désignée à l’issue de concours internationaux. L’équipe opérationnelle installée dans les locaux de la Fondation fut coordonnée par la maîtrise d’œuvre britannique de la Oxford Brooke University.

 

2001 : mise en place de la Fondation « Guayaquil Siglo 21 »

Pour compléter le dispositif existant et face à l’ampleur de la tâche de requalification urbaine, un nouvel outil opérationnel, bras armé de la municipalité, fut mis en place dès 2001. Dotée de compétences plus larges que la Fundación Malecón 2000, la Fundación Guayaquil Siglo 21″ a pour mission l’exécution de l’ensemble des projets de redéveloppement urbain de la métropole. Fondation municipale de droit privé, Guayaquil Siglo 21 gère désormais le budget municipal en matière de rénovation urbaine sans l’aide des donateurs privés. Elle a financé à ce titre de nombreux programmes de régénération urbaine et est liée par contrat avec la Fundación Malecón 2000 qui poursuit sa mission d’aménagement et de gestion du Malecón Simón Bolívar et des autres quais situés sur le bras de mer dénommé Estero Salado.

Le Malecón Simón Bolívar, un waterfront réussi pour une régénération urbaine ambitieuse

Cette première et ambitieuse opération de requalification urbaine de Guayaquil se présente comme une promenade continue longue de 2,5 kilomètres, longeant la façade urbaine et dont le point médian est l’Avenue 9 de Octubre, principale artère structurante du centre ville aboutissant au monument commémoratif de la rencontre des illustres Simon Bolivar et San Martin. Cette longue promenade s’achève au pied de la colline de Las Peñas qui a fait elle-même l’objet d’un programme de réaménagement à vocation touristique, préservant ses maisons traditionnelles colorées et étagées, réinvesties aujourd’hui par le secteur de l’artisanat d’art et des services touristiques.

 

De manière classique en termes de régénération de façade maritime, la promenade est fortement rythmée par diverses activités récréatives commerciales et culturelles, rencontrées fréquemment sur les waterfronts. L’ensemble a été construit en seulement une dizaine d’années, une performance à signaler qui ferait rêver bien des élus européens ! Citons du Sud au Nord :

  1. Le Palacio de Cristal, ancienne halle commerciale des ateliers Eiffel aujourd’hui transformée en espace multiculturel ;
  2.  un centre commercial abritant plus de 200 locaux commerciaux de tailles diverses ;
  3. une grande place publique autour du monument à Bolívar et San Martin avec notamment deux belvédères spectaculaires permettant de bénéficier de la vue sur l’estuaire ;
  4. un vaste jardin botanique et des aires de jeux pour enfants ;
  5. deux équipements muséographiques dédiés à l’archéologie et à l’art contemporain ;
  6. un théâtre et un cinéma Imax ;
  7. des parkings situés en sous-sol de la plate forme du Malecón.

 

Cette offre très diverse répond aussi à la demande en matière culturelle d’une grande ville internationale. Chaque réalisation a fait l’objet de concours spécifiques produisant des projets de grande qualité. Le Malecón Simón Bolívar est aujourd’hui non seulement une des promenades dominicales favorites des guayaquileños mais aussi une destination touristique incontournable de la ville. Le site voit passer chaque année plus de 20 millions de personnes.

Pari donc totalement réussi pour cette opération de requalification du front maritime de Guayaquil qui est aujourd’hui toujours remarquablement entretenu témoignant ainsi de la viabilité du modèle de gestion mis en place. Une des clés du succès réside certainement également dans la continuité des politiques municipales qui se sont succédé depuis l’initiative lancée en 1992. Après la mandature de Leon Febres Cordero, Jaime Nebot, maire de la ville depuis 2001, a eu à cœur de poursuivre très activement le projet de requalification urbaine. Le modèle mis en œuvre pour la réalisation du Malecón Simón Bolívar a été notamment reproduit avec un succès identique sur l’Estero Salado, bras de mer délimitant à l’ouest le centre ville et connecté au Malecón Simón Bolívar par l’avenue emblématique 9 de Octubre, elle aussi totalement réhabilitée aujourd’hui.

 

Puerto Santa Ana, l’émergence d’un nouveau quartier résidentiel et d’affaires

Au nord du Malecón Simón Bolívar, et de l’autre côté du quartier historique de las Peñas où fut fondée la ville en 1547, Puerto Santa Ana prolonge la transformation urbaine de la ville le long de l’Estuaire. Ancien quartier industriel et portuaire, l’opération engagée en 2007 sous le premier mandat de l’actuel maire Jaime Nebot témoigne d’une évolution dans le mode de transformation urbaine. Friches industrielles avec notamment d’importantes brasseries, l’ensemble des terrains a été acquis par la Municipalité. Après consolidations des berges et viabilisation, la moitié de l’espace a été vendu à des acteurs privés devant respecter un cahier des charges particulièrement strict. Celui-ci prévoit notamment la réhabilitation d’une partie importante du patrimoine industriel existant. A noter par exemple sur ce secteur la transformation de silos en résidence. Il s’agit ici essentiellement d’un nouveau secteur résidentiel en habitat collectif destiné à des hauts revenus.

 

La municipalité pour sa part, œuvrant à travers la Fondation « Guayaquil Siglo 21 », a aménagé les espaces publics avec un soin identique à celui porté aux opérations précédentes. 50% des espaces restent publics et constituent le prolongement des promenades le long de l’estuaire. Avec ces ventes d’espaces à construire pour des projets privés denses, la ville souhaite ainsi obtenir des revenus conséquents qui lui permettront de poursuivre sa politique de régénération urbaine. Les travaux d’aménagement se poursuivent vers le nord avec l’implantation de programmes résidentiels et de bureaux importants dans des bâtiments, comme la tour « The point », la plus haute du pays avec ses 36 étages, et qui deviendront emblématiques du nouveau quartier d’affaires de Guayaquil en gestation.

 

Une gouvernance ville-port en devenir ?

D’autres défis attendent la ville portuaire de Guayaquil dans les années à venir. La délocalisation annoncée d’une partie des fonctions portuaires avec la création de nouveaux terminaux conteneurs devrait être l’occasion d’une réflexion globale sur l’aménagement du territoire ville-port et notamment des problématiques de transit routier. Par ailleurs, la ville de Guayaquil est soumise régulièrement aux phénomènes climatiques du type « El Niño » et une meilleure cohérence entre les aménagements portuaires et urbains permettrait sans doute, de mieux maîtriser les problématiques de submersion par les crues des fleuves. La situation institutionnelle ville-port, où la gestion du port principal dépend directement d’une Autorité Portuaire rattachée à la Direction des Ports nationale et complètement indépendante de l’administration municipale, ne facilite pas le dialogue aujourd’hui, et le site de délocalisation est notamment sujet à controverse. Une situation bien connue par l’AIVP mais qui ne peut qu’être amenée à évoluer devant la prise de conscience de l’intérêt à mettre en œuvre un partenariat ville port qui sera profitable aux ambitions mondiales de Guayaquil ville portuaire !

La Ville de Guayaquil est membre de l’AIVP

Télécharger : Guayaquil Case Studies

14 octobre 2013

Kingston (Jamaïque) pourrait être la première ville portuaire à connaître dès 2023 son « départ climatique »

Source : Washington Post