L’hydrogène pourrait permettre d’éviter le rejet d’1 million de tonnes de CO2 par an dans les villes portuaires

 Transition énergétique et économie circulaire 

Les ports accélèrent la quête de nouvelles sources d’énergies pour remplacer les combustibles fossiles. Bien que nombre d’entre eux aient déjà mis en service les premiers systèmes GNL (gaz naturel liquéfié) pour les navires, beaucoup pensent que l’hydrogène pourrait constituer le seul moyen de parvenir à la transition énergétique. Dernier en date dans cette course, le projet présenté par le port d’Ostende (Belgique). Un consortium formé par le Port, DEME Concessions et PMV projette de construire une nouvelle unité de production d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables. Cet équipement permettra une réduction des émissions de CO2 estimée entre 500.000 et 1 million de tonnes par an. Le projet prévoit également un parc éolien offshore comprenant 399 turbines d’une capacité totale de 2,26 GW. D’autres villes portuaires européennes ont lancé différentes initiatives allant dans le même sens. Toujours en Belgique, le port d’Anvers a passé commande de remorqueurs et de ferries propulsés à l’hydrogène. En Allemagne, Hambourg a annoncé l’année dernière son intention de construire la plus grosse usine de production d’hydrogène par électrolyse implantée en zone portuaire au monde. Elle aura une capacité de 100 mégawatts. Le port de Valence (Espagne) n’est pas en reste avec H2PORT, un projet prévoyant l’installation d’un outillage portuaire fonctionnant à l’hydrogène. Mais nous ne devons pas oublier qu’il n’existe pas de solution miracle. Afin d’atteindre l’objectif ambitieux de la transition énergétique, il faudra diversifier nos sources d’énergie et optimiser notre consommation.

Clean Energy Wire, Portal Portuario, Green Port, Port of Antwerp, Valencia Port

L’éclairage intelligent pour des ports plus durables

 Transition énergétique et économie circulaire 

De nombreux ports du monde abandonnent leur système d’éclairage au profit d’une nouvelle technologie moins énergivore. En 2019, le port d’Helsinki (Finlande) s’est équipé d’un nouveau système plus flexible et plus simple à utiliser. Un éclairage intelligent plus économique et plus écologique. Le terminal dispose dorénavant d’un éclairage automatisé qui s’adapte aux différents usages de l’espace portuaire. Dans le Port de Bilbao (Espagne), le nouveau système mis en place permet de réduire de moitié la consommation énergétique. La technologie LED et l’éclairage intelligent, plus flexible, permettent également d’améliorer le confort des travailleurs. Toujours en Espagne, le port de Gijon va bénéficier d’un financement pour renouveler son éclairage. Au Portugal, Le plus grand terminal portuaire de Lisbonne vient aussi d’adopter la technologie LED et produira plus de 13 tonnes de CO2 en moins par an. On peut trouver des exemples partout dans le monde : dans le port de Vancouver (Canada), les nouveaux équipements, dotés de capteurs de mouvement, sont éclairés au LED. À San Antonio, au Chili, la consommation énergétique due à l’éclairage du nouveau siège du port sera réduite de 44%. Ces initiatives ne sont peut-être pas aussi révolutionnaires que d’autres projets plus complexes liés à l’utilisation de nouveaux carburants ou de nouvelles sources d’énergie, mais elles permettent de progressivement réduire la consommation énergétique et l’empreinte carbone dans les ports.

Port of Helsinki, Revista Cargo, Smart-light 1, Smart-light 2, Portal Portuario

Trois ports européens accélèrent la transition vers la neutralité carbone

 Transition énergétique et économie circulaire 

Plusieurs ports européens ont présenté leurs plans visant à réduire leur empreinte carbone dans les années à venir. Helsinki (Finlande) veut devenir un port zéro carbone à l’horizon 2035 et avance 50 mesures principalement destinées à diminuer les émissions imputables aux ports et aux navires. Ces mesures combinent la réduction de la consommation d’énergie, la production d’énergie à partir de sources carboneutres et la mise en place d’un système de crédit carbone pour compenser les émissions restantes. Un exemple des actions à mener est celui d’une nouvelle tarification des opérations portuaires comprenant de significatives « réductions environnementales ». Le port d’Amsterdam (Pays-Bas) se montre encore plus ambitieux et vise la neutralité carbone dès 2030. Sa priorité est d’encourager la production d’énergie propre dans le port grâce à un projet de production d’hydrogène par électrolyse. Il développe également des parcs éoliens offshore. À Hambourg (Allemagne), le principal opérateur portuaire, HHLA, veut atteindre la neutralité carbone d’ici 2040 moyennant l’utilisation d’électricité verte pour toutes ses opérations. En 2019, l’entreprise a déjà réduit de 30% les émissions de CO2 provenant du transport des conteneurs et vise les 50% d’ici 2030. À l’avenir, l’enjeu principal consistera à rendre l’ensemble de la chaîne logistique neutre en carbone.

Port of Helsinki, Portal Portuario, GreenPort