Un nouveau plan pour une meilleure intégration Ville Port à Cadix (Espagne)

 Gouvernance 

Les autorités du port viennent de valider le Plan spécial du port qui redéfinit les usages de ses espaces. 1 million de mètres carrés sont ainsi gardés pour des activités liées aux trafics marchandises et voyageurs. 335 000 mètres carrés sont proposés pour de nouvelles relations entre Ville et Port : de nouvelles activités et des espaces ouverts y seront développés pour venir compléter et mieux intégrer l’activité croisière présente. Le plan prévoit également l’utilisation d’énergies renouvelables et des programmes spécifiques d’économie d’énergie intelligente dans les équipements à venir.

Cadiz-Port ; Diario Bahia de Cadiz

De nouveaux usages à venir sur le Port de Thessalonique (Grèce)

 Interface Ville Port 

Les autorités du Port veulent redéfinir la relation entre la partie Est du port et la ville. Ils ont demandé au cabinet d’architectes MVRDV de leur proposer plusieurs scénarios autour des thèmes de la nature, des loisirs, la culture, l’éducation, … Les choix se porteront ensuite sur les propositions qui seront les mieux à même de renforcer l’attractivité de Thessalonique et la positionner sur la scène mondiale.

MVRDV

 

En 2022 la réparation navale sera aussi un spectacle à Hambourg (Allemagne)

 Culture et identité 

D’une longueur de 209 m, « Dock 10 » sera le plus grand dock flottant couvert d’Europe. Son toit et ses murs seront largement transparents rendant ainsi visibles les travaux de réparation en cours sur les navires qu’il accueille. Il permettra aux travailleurs de travailler quelques soient les conditions météorologiques. Les nuisances sonores et les gaz d’échappement devraient également être réduits.

NDR (+ vidéo) ; Charterworld

L’hydrogène pourrait permettre d’éviter le rejet d’1 million de tonnes de CO2 par an dans les villes portuaires

 Transition énergétique et économie circulaire 

Les ports accélèrent la quête de nouvelles sources d’énergies pour remplacer les combustibles fossiles. Bien que nombre d’entre eux aient déjà mis en service les premiers systèmes GNL (gaz naturel liquéfié) pour les navires, beaucoup pensent que l’hydrogène pourrait constituer le seul moyen de parvenir à la transition énergétique. Dernier en date dans cette course, le projet présenté par le port d’Ostende (Belgique). Un consortium formé par le Port, DEME Concessions et PMV projette de construire une nouvelle unité de production d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables. Cet équipement permettra une réduction des émissions de CO2 estimée entre 500.000 et 1 million de tonnes par an. Le projet prévoit également un parc éolien offshore comprenant 399 turbines d’une capacité totale de 2,26 GW. D’autres villes portuaires européennes ont lancé différentes initiatives allant dans le même sens. Toujours en Belgique, le port d’Anvers a passé commande de remorqueurs et de ferries propulsés à l’hydrogène. En Allemagne, Hambourg a annoncé l’année dernière son intention de construire la plus grosse usine de production d’hydrogène par électrolyse implantée en zone portuaire au monde. Elle aura une capacité de 100 mégawatts. Le port de Valence (Espagne) n’est pas en reste avec H2PORT, un projet prévoyant l’installation d’un outillage portuaire fonctionnant à l’hydrogène. Mais nous ne devons pas oublier qu’il n’existe pas de solution miracle. Afin d’atteindre l’objectif ambitieux de la transition énergétique, il faudra diversifier nos sources d’énergie et optimiser notre consommation.

Clean Energy Wire, Portal Portuario, Green Port, Port of Antwerp, Valencia Port

Comment rendre attractifs des territoires alors qu’ils sont encore en pleine transformation ?

 Interface Ville Port 

Nous avons eu l’occasion de partager avec vous à diverses reprises les projets en cours sur la façade maritime de Marseille et son interface ville port. La rénovation urbaine de 310 hectares y a été engagée en 1995, un périmètre auquel 170 hectares avaient été ajoutés en 2007. Des projets de cette ampleur se réalisent bien évidemment sur une longue période. Comment dès lors gérer ce temps long et amener les citoyens à s’approprier ces territoires avant même que leur transformation ne soit achevée ? C’est une question récurrente pour nombre d’entre vous. Pour y répondre Euroméditerranée, l’organisme en charge de cette opération d’aménagement et membre de l’AIVP, avait lancé fin 2018 « MOVE » un Appel à Manifestation d’Intérêt pour quatre sites devenus libres de toute occupation. L’objectif était d’y expérimenter temporairement des projets solidaires, économiques, collaboratifs, culturels ou citoyens. Une première short list de 11 projets avait été retenue. Les discussions ont permis d’affiner les projets, d’en fusionner certains. Quatre projets ont finalement été sélectionnés. Ils dureront entre 1 et 4 ans, et seront mis en oeuvre toujours en concertation avec Euroméditerranée. Une initiative d’urbanisme transitoire pour proposer aux citoyens une interface ville port de qualité à suivre de près.

MOVE, dossier de presse ; Vidéo

Le port durable, alliance d’intelligence et de collectif

 Gouvernance 

De retour du Forum Economique Mondial pour l’un, exprimant dans une interview les perspectives du port du futur pour l’autre, les CEO des ports d’Anvers et de Rotterdam tracent des visions convergentes. Pour tous les deux, il n’y a plus aucun doute que la lutte contre le changement climatique et la recherche d’une économie portuaire neutre en carbone sont des nécessités absolues. L’innovation technologique côté terre comme côté mer et l’optimisation de la chaîne logistique seront bien entendu une partie de la réponse. Mais au-delà, le succès de ces transformations reposera sur la capacité des ports à multiplier les partenariats, à relever les défis de façon collective en associant leur communauté, à soutenir ensemble un même processus de transformation.
Port of Rotterdam / Flows

Notre futur : la « ville éponge » ?

 Climat 

1,4 milliards de personnes habiteront dans les zones côtières à l’horizon 2050 et 570 villes, dont certaines des mégapoles, seront directement menacées par la montée du niveau des eaux selon le réseau international C40. Les phénomènes climatiques extrêmes viennent encore renforcer ce risque d’inondations auquel nos villes portuaires sont en particulier, et de plus en plus, confrontées. A l’occasion de la veille que nous réalisons pour vous, nous voyons de plus en plus souvent se développer des stratégies s’inspirant directement ou indirectement du concept de « sponge city ». Il s’agit de retrouver la capacité naturelle des sols à absorber l’eau, une capacité que l’urbanisation, avec son béton et son asphalte, a fait perdre à nos villes. Utilisation de matériaux poreux, création d’espaces verts inondables, restauration de zones humides, mais aussi traitement et stockage des eaux pour pouvoir les réutiliser dans les épisodes de sécheresse sont les principales solutions adoptées. Des villes portuaires chinoises se sont lancées parmi les premières dans cette stratégie. De grands groupes industriels s’y engagent aussi, dont Suez (un membre de l’AIVP) qui accompagne Chongqing (Chine) sur ce chemin vers des villes portuaires résilientes.

Demain la ville ; Ejinsight ; Government of Hong Kong ; Wuhan

 

L’éclairage intelligent pour des ports plus durables

 Transition énergétique et économie circulaire 

De nombreux ports du monde abandonnent leur système d’éclairage au profit d’une nouvelle technologie moins énergivore. En 2019, le port d’Helsinki (Finlande) s’est équipé d’un nouveau système plus flexible et plus simple à utiliser. Un éclairage intelligent plus économique et plus écologique. Le terminal dispose dorénavant d’un éclairage automatisé qui s’adapte aux différents usages de l’espace portuaire. Dans le Port de Bilbao (Espagne), le nouveau système mis en place permet de réduire de moitié la consommation énergétique. La technologie LED et l’éclairage intelligent, plus flexible, permettent également d’améliorer le confort des travailleurs. Toujours en Espagne, le port de Gijon va bénéficier d’un financement pour renouveler son éclairage. Au Portugal, Le plus grand terminal portuaire de Lisbonne vient aussi d’adopter la technologie LED et produira plus de 13 tonnes de CO2 en moins par an. On peut trouver des exemples partout dans le monde : dans le port de Vancouver (Canada), les nouveaux équipements, dotés de capteurs de mouvement, sont éclairés au LED. À San Antonio, au Chili, la consommation énergétique due à l’éclairage du nouveau siège du port sera réduite de 44%. Ces initiatives ne sont peut-être pas aussi révolutionnaires que d’autres projets plus complexes liés à l’utilisation de nouveaux carburants ou de nouvelles sources d’énergie, mais elles permettent de progressivement réduire la consommation énergétique et l’empreinte carbone dans les ports.

Port of Helsinki, Revista Cargo, Smart-light 1, Smart-light 2, Portal Portuario

Un immeuble de bureaux, neutre en carbone, flottera bientôt dans un bassin de Rotterdam (Pays-Bas)

 Climat 

Il accueillera sur trois étages le siège du Global Center on Adaptation (GCA), un centre dédié à l’adaptation au changement climatique. Toute une palette de solutions lui permettront d’être auto-suffisant et neutre en carbone : construction tout en bois, toit végétalisé et solaire, utilisation de l’eau du bassin pour la climatisation, etc. Des solutions qui sont le reflet de ce qui est la raison d’être de cet organisme, mais sont tout autant des mesures permettant aux villes portuaires de répondre à l’objectif 01 de l’Agenda AIVP 2030. Le bâtiment devrait être inauguré fin 2020 dans le bassin de Rijnhaven.

Archpaper ; Archdaily

Des femmes à la tête des ports

 Capital humain 

À l’inverse de l’idée générale selon laquelle les ports et le secteur maritime seraient des mondes dominés par les hommes, de plus en plus de femmes y occupent des postes de responsabilité. Plusieurs grands ports comme Barcelone en Espagne, Lisbonne et Porto au Portugal, Montréal au Canada, San Diego aux États-Unis ou les ports Transnet en Afrique du Sud ont des femmes à leur tête. Récemment, le port chilien de San Antonio a accueilli sa nouvelle vice-présidente, Joanna Davidovich. Dans le même temps, María de la Rosa Hermoso est devenue directrice du port de Talcahuano, rejoignant Consuelo Raby nommée à la présidence d’un conseil d’administration composé majoritairement de femmes. Au cours de la même semaine, l’Association des armateurs danois, dirigée par Anne Steffensen, a présenté une nouvelle initiative destinée à augmenter le nombre de femmes au sein des compagnies maritimes. D’autres initiatives, telles que le thème retenu pour la Journée mondiale de la mer 2019 de l’OMI, « L’autonomisation des femmes dans la communauté maritime », ou encore l’action « port violet » à Tenerife, augmentent la visibilité des femmes dans le secteur. Il est évident que la question de l’égalité des sexes est plus qu’un sujet à la mode. Elle est essentielle au développement durable, ont souligné les Nations Unies. Ces nouvelles approches renforcent cette idée et pourraient encourager les jeunes femmes à embrasser une carrière maritime.

IMO, World Maritime News, Portal Portuario, Puerto Talcahuano – Press release (PDF)