Les transports et la logistique face au défi environnemental et énergétique

 Transition énergétique et économie circulaire 

Au niveau mondial, ce secteur pèse aujourd’hui pour 25% des émissions de gaz à effet de serre. Pour les réduire, agir sur l’efficacité énergétique est un premier axe. Si un consensus existe pour abandonner progressivement les énergies fossiles, le GNL est perçu comme une étape de transition, et faire le bon choix à plus long terme entre l’hydrogène, l’ammoniaque ou les biocarburants reste un défi. Améliorer l’intermodalité est un second axe d’actions avec l’ambition de diminuer la part du routier et d’augmenter celle du transport maritime à courte distance, du fluvial et du fer. Enfin, l’innovation pour plus d’efficacité logistique constitue le troisième axe. L’objectif vise à réduire de façon globale les consommations, tout en veillant à ce que les réductions d’émissions sur la mer ne se traduisent pas par plus d’émissions à terre, du fait en particulier de l’augmentation de la congestion dans les villes portuaires.

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Environnement et climat : où en est le secteur maritime et portuaire ?

 Climat 

Réduction de leur empreinte CO2, développement de nouvelles filières énergétiques, multimodalité, électrification des installations sont autant de sujets sur lesquels depuis près de 10 ans, les ports prennent leur responsabilité. L’AIVP vous en informe régulièrement. Les coopérations sur ces sujets se multiplient également pour être plus efficaces, et 10 ports nordiques viennent d’annoncer des initiatives en ce sens. Sur la mer, à 1 mois de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation de l’OMI, les choses semblent aller moins vite. Dans un récent rapport du Global Maritime Forum, l’industrie maritime elle-même se déclare inquiète sur ses capacités à faire face dans les temps aux nouvelles réglementations, à la décarbonisation et aux demandes sociétales.

Flows / Global Maritime Forum / Report (pdf) / Ports of Stockholm / Port of Gothenburg

Territoire portuaire : planifier un avenir commun Ville Port

 Gouvernance 

Plaidant pour une gouvernance partagée du territoire Ville Port, l’Associated British Port appelle les décideurs politiques à intégrer davantage les plans directeurs portuaires dans leurs propres réflexions. L’ampleur des changements commerciaux, environnementaux, techniques et sociaux est telle, que les réactions et stratégies doivent être concertées, mobilisant l’ensemble des communautés locales (Ville Port). Ces réflexions s’articulent avec le programme Port Futures par lequel ABP encourage ses membres à innover.

British Ports Association / Report (pdf)

La multimodalité, clé de la performance des villes portuaires

 Mobilité 

La bataille de la concurrence entre les territoires portuaires s’est toujours gagnée à terre sur les questions de mobilité. En cela, les dessertes ferroviaires et fluviales sont stratégiques, car seules en mesure de traiter les pré- et post acheminements portuaires dans des conditions environnementales conformes aux attentes des citoyens. La future Commissaire Européenne aux Transports a d’ailleurs placé cette question au centre de sa proposition politique. Et sur le terrain, les investissements sont également visibles. Kiel (Allemagne) se met en capacité de traiter des trains de 740m. Aux USA, Long Beach engage l’agrandissement de ses principales installations ferroviaires. Au Canada, les ports de Québec et d’Halifax font de la qualité de la connexion ferrée vers le centre du pays et le Midwest américain un élément essentiel pour le développement de l’activité conteneur. Dans bien des cas, l’avenir portuaire sera multimodal ou ne sera pas.

NPI (European Policy)  / Port of Kiel / Port Strategy (Halifax) / Port Strategy (Quebec)