Histoire
Groningen Seaports
Programmes d’extension et défis environnementaux
L’aménagement du territoire: les questions environnementalesHistoire
Située dans le nord des Pays-Bas, la ville de Delfzijl est l'une des 450 municipalités que compte le pays. Elle a été créée au début des années 1990, suite à la fusion des municipalités de Bierum, Termunten et Delfzijl.
La municipalité ainsi créée est composée par la ville portuaire de Delfzijl et par 13 villages situés au nord et au sud de celle-ci. Delfzijl occupe un territoire de 227 kilomètres carrés, elle compte près de 28 000 habitants et 12 437 foyers. Approximativement 19 000 personnes sont installées en ville et 9000 dans les villages environnants. Delfzijl se trouve plus ou moins au centre de ce territoire.
La ville portuaire de Delfzijl est dotée d’une longue histoire. Vers l’an 1200, trois écluses ont été construites à l’emplacement de la ville actuelle. Dès le départ, les écluses ont fait de la ville un emplacement stratégique (contrôle du niveau des eaux continentales et contrôle du trafic maritime sur l’Eems), il n’est donc pas surprenant qu’elle soit devenue une forteresse. Pendant des siècles, Delfzijl a attisé les convoitises des troupes d’Alva et de Napoléon et des princes allemands. L'intérêt de Delfzijl en tant que ville portuaire a également été reconnu depuis le tout début et les activités maritimes et portuaires ont commencé à se développer peu de temps après la construction des écluses.
L’ancienne forteresse avec l’Eems à droite et le Damsterdiep en haut à gauche.
L’importance militaire de la forteresse s’est réduite à la fin du 19ème siècle où elle a été démantelée. Au début du 20ème siècle, Delfzijl s’est développée en tant que port destiné au transbordement des marchandises qui arrivaient par voiliers avant d’être réparties sur des embarcations plus petites à destination de la ville de Groningue et d’ailleurs. Parallèlement au commerce, l’industrie navale s’est développée et existe encore aujourd'hui. Au début du 20ème siècle, Delfzijl était une petite ville portuaire active et elle l’est restée jusqu’à la deuxième guerre mondiale (1939-1945).
Dans les années 50 et 60 du siècle dernier, de nouvelles opportunités se sont offertes à la ville de Delfzijl. C’est à cette époque que la découverte de sel et de gaz dans la province de Groningue a ouvert un nouvel horizon pour la ville. Le sel pouvait être utilisé comme produit chimique de base dans plusieurs industries et le gaz garantissait une énergie abondante et bon marché. L’industrie chimique de Delfzijl se concentre aujourd’hui autour de la production du chlore et elle représente 30 % de l’industrie chimique hollandaise. Cette énergie bon marché a offert de très belles opportunités aux industries métallurgiques comme "Aluminium Delfzijl".
Les dirigeants et hommes politiques de l’époque estimaient que la population de la ville de Delfzijl pourrait passer d’environ 13 000 à plus de 100 000 habitants. Au début des années 70, un nouveau port (l’Eemshaven) a été construit à l’intention de l’industrie pétrochimique à 20 kilomètres au nord de Delfzijl.
Groningen Seaports
Groningen Seaports est l’autorité portuaire des ports de Delfzijl et d’Eemshaven. Deux ports intérieurs sont également sous sa responsabilité : Farmsumerhaven et Oosterhornhaven.
Groningen Seaports est détenue à 60% par la province de Groningue et à 40%, à part égale, par les municipalités de Delfzijl et d’Eemsmond.
L’entreprise fournit aux deux ports toute la gamme des services portuaires depuis la logistique à la mise à disposition de sites industriels et commerciaux de haute qualité. Du fait de leur emplacement, de la variété des sites industriels et commerciaux proposés, d’une infrastructure non saturée, de l’espace disponible et des prix avantageux pratiqués, les sites industriels de Groningen Seaports sont particulièrement adaptés à l’accueil des établissements commerciaux.Groningen Seaports dispose de voies d’eau facilement accessibles, elle propose des services rapides, de l’espace dans tous les sens du terme, une énergie propre et abondante, un équipement portuaire de haute qualité, un personnel hautement qualifié, ainsi que d’un accès ferroviaire, routier et fluvial rapide. Groningen Seaports est orientée marché, elle est compétitive tant du point de vue financier que logistique. Elle offre la gamme complète des services tout en jouant le rôle d’initiateur, d’entrepreneur et de facilitateur.
Les ports de Delfzijl et d’Eemshaven occupent un emplacement stratégique entre les ports principaux que sont Rotterdam et Hambourg. Ils sont desservis par des routes dont le trafic est fluide (les autoroutes A7 et A31) et sont reliés au réseau ferroviaire national. Depuis le mois de septembre 2005, une liaison avec le chemin de fer allemand a également été réalisée. Par ailleurs, la société Railion propose un service de triage dans la zone industrielle de Delfzijl. Grâce au Eemskanaal, Groningen Seaports dispose d’un très bon accès direct aux voies d’eau intérieures. L’Eemskanaal établit une liaison entre le port de Delfzijl et la route Groningen-Lemmer de même qu’entre le réseau de voies d’eau intérieur et Amsterdam et Rotterdam. Plusieurs sites industriels sont situés sur Oosterhornhaven, directement relié à l’Eemskanaal. Groningen Seaports possède aussi un deuxième port intérieur, Farmsumerhaven, également accessible par l’Eemskanaal et le réseau des voies d’eau. Via le port de Delfzijl et l’estuaire d’Eems, les navires fluviaux ont aussi accès à Eemshaven.
Eemshaven en particulier est idéalement positionné pour le commerce avec la Scandinavie, le Royaume-Uni et la région baltique et il possède un très fort potentiel pour ce qui est des activités de stockage et de transbordement.
Le port de Eemshaven comprend Handelskade Eemshaven (stockage et transbordement du sucre, produits forestiers, papier, viande et poissons réfrigérés et marchandises diverses), un terminal à pondéreux destiné au transbordement et à l’entreposage du vrac solide, un espace dédié au transport roll-on/roll-off, une zone réservée au short sea shipping ; un site industriel pour les entreprises logistiques spécialisées dans le secteur du short sea shipping, "Energy park" et "Recycling park" des sites dédiés à l’environnement, à l’énergie, au recyclage et aux industries liées au traitement des déchets ; une zone d'activités accueillant les petites et moyennes entreprises (fournisseurs) ; et un parc logistique réservé au développement de nouvelles activités logistiques.
Enfin, une ligne maritime assurant le transport des passagers existe entre Eemshaven et l’Allemagne (les îles de Borkum et de Helgoland).
Vue aérienne du port Eemshaven

L'énergie
L’énergie est un sujet d’actualité et il offre de nombreuses opportunités à Groningen Seaports. Energy Park Eemshaven est un site industriel dédié à l’environnement, au recyclage et aux industries liées au traitement des déchets. À l’heure où les besoins en sites de production d’énergie sont élevés, NorNed, un projet collectif entre Statnett et TenneT, a été mis en place dans l’objectif d’installer un câble sous-marin à haute-tension entre la Norvège et les Pays-Bas. Grâce à cette installation, le plus long câble à haute-tension du monde, il sera possible de faire circuler du courant électrique, dans les deux sens, entre la Norvège et les Pays-Bas. La construction de la station-relais est en cours. TCN SIG Real Estate a également entrepris la construction d’un vaste centre de traitement de l’information. Parallèlement, Essent/ConocoPhillips et Nuon ont décidé de s’installer dans le Eemshaven. Essent/ConocoPhillips a l’intention de créer un terminal GNL (Gaz Naturel Liquéfié) et Nuon envisage de construire un groupe multiénergie. La décision d’investissement concernant les deux projets sera prise à la mi-2007. En vue de faciliter l’implantation de ces industries, Groningen Seaports a lancé la construction de sites industriels et elle se prépare à effectuer les travaux d’excavation du chenal vers Eemshaven ainsi que d’Eemshaven lui-même, prévoyant d’étendre le Wilhelminahaven de 600 mètres et de construire un nouveau port afin de pouvoir accueillir les navires GNL. RWE, entreprise allemande de production d’énergie, projette aussi d’installer des bureaux dans Eemshaven et ses projets de construction d’une centrale électrique sont à un stade avancé.
Le secteur de l’énergie est également en plein essor dans le port de Delfzijl. BKB, Evelop et Biox ont établi des projets très avancés en vue de l’implantation de centrales électriques destinées à approvisionner en électricité et en vapeur les industries chimiques et de type métallurgique établies dans Chemical Park Delfzijl et Metal Park Delfzijl.Le port de Delfzijl comprend Handelskade Delfzijl (stockage et transbordement du bois, papier, kaolin, conteneurs et marchandises diverses), Chemical Park Delfzijl (qui regroupe 12 industries chimiques en rapport avec le chlore), Metal Park (un regroupement de sites industriels créés selon les critères du développement durable destinés aux entreprises de type métallurgique), De Valgen (site industriel dédié aux industries chimiques), MERA Park (dédié à l’environnement, à l’énergie, au recyclage et aux industries liées au traitement des déchets), Oosterwierum (industries chimiques, agroalimentaire, logistique et PME) ainsi que quelques zones d'activités destinés aux petites et moyennes entreprises (Delta, Farmsumerpoort, De Zeesluizen et Fivelpoort).
Groningen Seaports est membre de la fondation EcoPorts. L’environnement fait partie intégrante de ses processus opérationnels.
Depuis les années 70, l’environnement est également au cœur des préoccupations en matière de planification ville/port.
Le port de Delfzijl. Au premier plan, le centre ville ; à l’arrière plan, les usines chimiques
Delfzijl : programmes d’extension et défis environnementaux
Le plan de la ville de Delfzijl a dû être révisé pour tenir compte des visions pour le futur des dirigeants et des hommes politiques des années 60 et 70 et les 100 000 habitants qui étaient attendus. Les vieux bâtiments ont été détruits, des immeubles de six étages ont fait leur apparition et un quartier tout neuf fait de maisons modestes destinées aux ouvriers a alors été construit au nord de Delfzijl. De jolies buttes artificielles destinées autrefois à supporter les habitations ont été détruites pour laisser place aux installations industrielles.
Les programmes de reconstruction des années 60 prévoyaient la construction d’un aéroport
Deux crises économiques (1973 et 1980) ont toutefois mis un terme à ces programmes. Delfzijl ne dépasserait jamais les 35 000 habitants. Il en a résulté des maisons et des appartements vides et des terrains industriels non utilisés. À mesure que la situation dans le nord perdurait, le nouveau quartier s’est appauvri et il a commencé à attirer depuis tout le pays une population nombreuse issue des classes défavorisées.
À la fin des années 80, tout le monde (conseillers, maire et élus) a convenu qu’il fallait agir. Dans les années qui ont suivi, de nombreux débats ont donné lieu à des opérations de restructuration. Toutefois, les autorités locales ne sont pas parvenues à définir quelles actions entreprendre et surtout comment les mettre en oeuvre. À la fin des années 90, une commission spéciale a été nommée pour faire la point sur la situation de Delfzijl. En 1999, cette commission, qui a pris le nom de son président monsieur Tielrooy, a proposé un Masterplan. Tielrooy concluait que la restructuration, ou comme on dit maintenant, la revitalisation, nécessiterait un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros. Le prix était trop cher à payer pour la ville de Delfzijl seule. Des négociations ont été entamées afin de solliciter des fonds extérieurs auprès de la province et de l’État. Les parties ont finalement trouvé un accord et l’une des principales conditions à l’investissement a consisté en la création d’une société de développement (OMD) détenue par la municipalité (49 %), la société de construction building Society Acantus (49 %) et la province (2%). OMD a été créée en 2001.
 Delfzijl-Nord avant la reconstruction.
|  La reconstruction de Delfzijl Nord
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Le Masterplan
La revitalisation de Delfzijl repose aujourd’hui encore sur ce Masterplan dont les grandes lignes correspondent aux qualités essentielles de la zone :
- Le réseau des voies d’eau (L’Eems relie Delfzijl à la mer et aux ports allemands d’Emden, Leer et Papenburg. La ville de Termunterzijl, au sud, est reliée à la ville bleue. Un canal part de Farmsum pour rejoindre Schildmeer et l’Eemscanal ; le canal de Damsterdiep conduit à la ville de Groningue) ;
- l’ancienne forteresse ;
- les buttes artificielles et la richesse du paysage culturel.
Le Masterplan prévoit la destruction de 1500 maisons/appartements et la construction de 700 nouvelles maisons destinées aux classes moyennes et supérieures et 450 logements sociaux. L’objectif consiste à équilibrer davantage l’offre et la demande du marché immobilier pour l’ajuster à celui de la province. Le gros des travaux de destruction est achevé pour le Kwelderland et les activités de construction vont se développer au cours des prochains mois, marquant une nouvelle étape de la revitalisation.
La revitalisation de Delfzijl implique finalement la métamorphose complète de la ville portuaire. Maintenant que la construction est en cours dans le Kwelderland, OMD s’oriente davantage sur le centre et sur les liaisons et connections entre la mer et le port.
Une vision pour le Centre
Le secteur concerné : le tracé de l’ancienne forteresse et son environnement immédiat.Problèmes à résoudre :
- Les secteurs bâtis dont les façades sont inachevées (lignes rouges) ;
- L’accès au centre en voiture, en train ou par la mer mal définis (cercles violets) ;
- les itinéraires mal définis dans le centre pour le stationnement des véhicules, les bicyclettes et piétons (flèches bleues) ;
- La réorganisation des fonctions (cafés, commerces, bureaux, logements, parkings) ;
- La sécurité de la ville du fait de l’augmentation du niveau de la mer ;
- concilier qualité de vie et activités industrielles.
Les pistes de travail :
- reprendre le tracé de l’ancienne forteresse et construire en respectant la logique de l’ancienne configuration spatiale et fonctionnelle ;
- la conception intégrée de l’espace public ;
- l'orientation de la circulation (deux sens giratoires pour les voitures, stationnements aux angles de l’ancienne citadelle, bicyclettes, piétons) et les indications vers le centre ville ;
- relier les deux squares (en jaune) ;
- la construction d’immeubles respectant le tracé de l’ancienne forteresse ;
- assurer la liaison avec la mer/le port.
L’aménagement du territoire : les questions environnementales
Lorsque l’on évoque la ville portuaire de Delfzijl, il est impossible de faire abstraction de la forte interdépendance entre la ville et le port au cours de l’histoire. La zone urbaine a été construite à proximité des établissements industriels à une époque où l’on ne se préoccupait guère des conditions de vie et des questions environnementales. La situation est complètement différente aujourd’hui et, à Delfzijl, l’aménagement de l’espace ne peut se concevoir sans la prise en compte d’aspects tels que :
- le contrôle du bruit industriel ;
- la sécurité de l'habitat ;
- les ouvrages de protection maritime et les jetées ;
- la pollution atmosphérique ;
- la protection de la nature.
Le contrôle du bruit
À l’intérieur de la zone de bruit définie, la délivrance des autorisations par le comité local est limitée pour :
Premièrement : nouvelles activités industrielles : – les émissions cumulées ne doivent pas dépasser les frontières de la zone de bruit. La croissance industrielle n’est pas autorisée si elle excède une limite de 50 dB. Le développement d'entreprises existantes ou l'implantation de nouvelles entreprises doivent être strictement réglementés.
Deuxièmement : opérations de développement résidentiel à proximité des installations industrielles : la construction de logements, écoles et hôpitaux dans le secteur doit faire l’objet d’une nouvelle réglementation et est possible uniquement dans la zone de bruit comprise entre les niveaux sonores cumulés qui se situent entre 50 et 60 dB (mesures faites à l’extérieur).
La prise en compte de ces courbes de bruit est indissociable de l’aménagement urbain et des activités industrielles de Delfzijl.
La sécurité de l'habitat
La mise en place d’une législation en matière de sécurité de l'habitat s’est imposée suite à l’explosion d’un dépôt de feux d’artifice dans le centre urbain d’Enschede en 2000. L’intégration de ce type de législation au sein du processus d’aménagement spatial est une méthode assez nouvelle et les gouvernements locaux s’efforcent de la mettre en place de la meilleure façon qui soit.
En ce qui concerne la politique de sécurité, le comité local a défini 3 zones :
3. dans les quartiers d'habitat (en vert), la présence d’entreprises à haut risque n’est pas autorisée et pour ce qui est des établissements déjà présents, ils sont tenus de réduire leur capacité de stockage ou bien de déménager vers un autre site ;
2. les zones intermédiaires (en bleu) situées entre les installations industrielles et portuaires d'une part, et les quartiers d'habitat. Ici, les entreprises à risque élevé sont tolérées uniquement dans la mesure où elles sont maintenues sous contrôle ;
1. l’enceinte des installations industrielles (en rose) où aucune limite n’a pour l’heure été définie.

Pollution atmosphérique et odeurs industrielles
La législation hollandaise sur la qualité de l’air est basée sur l’adoption de la Directive du Conseil de l’Union européenne 96/62/EC du 27 Septembre 1996, régissant l’évaluation et la gestion de la qualité de l’air et de plusieurs autres directives dérivées relatives à la pollution atmosphérique. Les directives imposent que tous les États membres prennent des mesures visant à garantir le respect des concentrations maximum autorisées de PM10 (particules en suspension), de SO2 (dioxyde de soufre), de NOx (dioxyde d’azote et autres oxydes de nitrogène, de Pb (plomb), de monoxyde de carbone et de benzène. Dans un futur proche, les États membres devront adopter des directives sur l’évaluation de la qualité de l’air et la surveillance de l’arsenic, du cadmium et du nickel, du mercure et des hydrocarbures aromatiques polycycliques et du benzo(a)pyrène dans l’atmosphère.
Un autre problème est celui de la dégradation de la qualité de l’air à cause des odeurs industrielles. Cet aspect va devenir incontournable dans la politique d’aménagement de l’espace aux Pays-Bas.
En raison de la proximité des industries chimiques, la concentration de H2S (hydrogène sulfuré) dans l’air ambiant excède la concentration maximum autorisée.
La défense contre la mer
À Delfzijl, les ouvrages de défense contre la mer semblent couvrir une surface négligeable qui s’étire le long de la côte. La zone qui doit être maintenue à l’écart des opérations de redéveloppement est pourtant importante. La législation nationale interdit toute activité de construction à moins de 50 mètres des digues, ce qui représente un sérieux problème du point de vue des opérations d’aménagement urbain. Des mesures techniques qui respectent la réglementation en matière de défense contre la mer doivent être prises et apporter une solution acceptable en vue d’optimiser la situation.Le parc national
Delfzijl se trouve à proximité d’un parc national exceptionnel, la Mer des Wadden, qui constitue un écosystème vulnérable. Les gouvernements néerlandais et allemand ont récemment entrepris des démarches pour faire inscrire la Mer des Wadden sur la liste de patrimoine mondial de l’Unesco ce qui implique davantage de restrictions pour les activités industrielles et urbaines le long de la côte de la Mer du Nord.Delfzijl, la métamorphose est en cours mais des défis environnementaux doivent encore être relevés
Il est évident qu’il existe des conditions sine qua non à l’aménagement ville/port.
- les limites de bruit doivent être respectées ;
- il est hors de question d’envisager l’installation de nouvelles industries à haut risque à proximité des quartiers résidentiels ;
- le développement des espaces de loisirs à proximité du port (par exemple sur la plage et la marina) doit faire l'objet de réflexions approfondies;
- l’aménagement ville/port pourrait impliquer le déplacement d’entreprises ou de fonctions urbaines.
L’ensemble des acteurs devra travailler en étroite collaboration pour surmonter les différentes difficultés et construire un sens partagé de la coexistence.
Source:
PCP Project* - Newsletter N°6, Avril 2007 - Rédigée avec Herman Nunnink, Groningen Seaports, en coopération Harm Wessels, Senior Advisor Spatial Planning, City of Delfzijl
* Projet PCP : "Plan the City with the Port" - "Faire la ville avec le port". Projet européen réunissant les villes portuaires d'Amsterdam, Bremerhaven, Delfzijl, Gdansk, Le Havre (leader du projet), Riga, l'Association Internationale Villes et Ports (AIVP) et Jacques Charlier comme expert externe.