En direct

Port Urbain

Relation Ville-Port
19 février 2020

Un nouveau plan pour une meilleure intégration Ville Port à Cadix (Espagne)

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Les autorités du port viennent de valider le Plan spécial du port qui redéfinit les usages de ses espaces. 1 million de mètres carrés sont ainsi gardés pour des activités liées aux trafics marchandises et voyageurs. 335 000 mètres carrés sont proposés pour de nouvelles relations entre Ville et Port : de nouvelles activités et des espaces ouverts y seront développés pour venir compléter et mieux intégrer l’activité croisière présente. Le plan prévoit également l’utilisation d’énergies renouvelables et des programmes spécifiques d’économie d’énergie intelligente dans les équipements à venir.

Cadiz-Port ; Diario Bahia de Cadiz

waterfront
19 février 2020

De nouveaux usages à venir sur le Port de Thessalonique (Grèce)

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Les autorités du Port veulent redéfinir la relation entre la partie Est du port et la ville. Ils ont demandé au cabinet d’architectes MVRDV de leur proposer plusieurs scénarios autour des thèmes de la nature, des loisirs, la culture, l’éducation, … Les choix se porteront ensuite sur les propositions qui seront les mieux à même de renforcer l’attractivité de Thessalonique et la positionner sur la scène mondiale.

MVRDV

 

19 février 2020

Un réseau d’espaces verts le long de l’Elbe est programmé à Hambourg (Allemagne). Ce sera aussi l’occasion de tester de nouvelles idées

Hamburg.com

19 février 2020

La Société du Port Autonome de Toamasina (Madagascar) lance un appel d’offres pour des aménagements sportifs sur le waterfront

Newsmada ; L’Express

19 février 2020

Le nouveau Directeur du port d’Oakland estime que le projet de stade de baseball sur le waterfront est compatible avec les activités portuaires

SFBay

19 février 2020

Le Centre Nobel sera finalement construit à Slussen, un secteur du waterfront de Stockholm (Suède) en plein redéveloppement

The mayor

Floating Dock
13 février 2020

En 2022 la réparation navale sera aussi un spectacle à Hambourg (Allemagne)

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D’une longueur de 209 m, « Dock 10 » sera le plus grand dock flottant couvert d’Europe. Son toit et ses murs seront largement transparents rendant ainsi visibles les travaux de réparation en cours sur les navires qu’il accueille. Il permettra aux travailleurs de travailler quelques soient les conditions météorologiques. Les nuisances sonores et les gaz d’échappement devraient également être réduits.

NDR (+ vidéo) ; Charterworld

euroméditerranée
12 février 2020

Comment rendre attractifs des territoires alors qu’ils sont encore en pleine transformation ?

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Nous avons eu l’occasion de partager avec vous à diverses reprises les projets en cours sur la façade maritime de Marseille et son interface ville port. La rénovation urbaine de 310 hectares y a été engagée en 1995, un périmètre auquel 170 hectares avaient été ajoutés en 2007. Des projets de cette ampleur se réalisent bien évidemment sur une longue période. Comment dès lors gérer ce temps long et amener les citoyens à s’approprier ces territoires avant même que leur transformation ne soit achevée ? C’est une question récurrente pour nombre d’entre vous. Pour y répondre Euroméditerranée, l’organisme en charge de cette opération d’aménagement et membre de l’AIVP, avait lancé fin 2018 « MOVE » un Appel à Manifestation d’Intérêt pour quatre sites devenus libres de toute occupation. L’objectif était d’y expérimenter temporairement des projets solidaires, économiques, collaboratifs, culturels ou citoyens. Une première short list de 11 projets avait été retenue. Les discussions ont permis d’affiner les projets, d’en fusionner certains. Quatre projets ont finalement été sélectionnés. Ils dureront entre 1 et 4 ans, et seront mis en oeuvre toujours en concertation avec Euroméditerranée. Une initiative d’urbanisme transitoire pour proposer aux citoyens une interface ville port de qualité à suivre de près.

MOVE, dossier de presse ; Vidéo

12 février 2020

Le Port d’Essaouira (Maroc) se restructure pour mieux intégrer ses activités pêche et chantier naval à la vocation touristique d’une ville patrimoniale

Libération

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Port Citoyen

19 février 2020

Inde : des bourses pour les femmes marins. Le gouvernement indien crée le Maritime Training Trust pour offrir des bourses aux femmes qui veulent faire des études dans le maritime.

Safety 4 Sea

19 février 2020

Rotterdam (Pays Bas) : des bateaux-taxis propulsés à l’hydrogène. Le premier bateau zéro émission naviguera sur la Meuse dès 2021.

AD

13 février 2020

Le port de Trieste (Italie) et une université allemande signent un accord pour créer un centre d’expertise portuaire et logistique spécialisé dans l’énergie.

Port of Trieste (PDF)

13 février 2020

Le Port, la Ville et l’Université de Durrës (Albanie) signent un accord pour encourager la création d’entreprises au niveau local. Le projet « POWER » (Ports as Driving Wheels of Entrepreneurial Realm) porte essentiellement sur des domaines clés comme l’efficacité énergétique, la valorisation des entreprises, les nouveaux carburants et les énergies renouvelables

Durres Port Authority

12 février 2020

Le Port de Barcelone accélère l’électrification des quais afin de réduire les émissions de CO2 des navires. Dans 7 ans, les navires à quai devraient pouvoir s’alimenter en énergie verte.

El Vigía

12 février 2020

L’hydrogène pourrait permettre d’éviter le rejet d’1 million de tonnes de CO2 par an dans les villes portuaires

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Les ports accélèrent la quête de nouvelles sources d’énergies pour remplacer les combustibles fossiles. Bien que nombre d’entre eux aient déjà mis en service les premiers systèmes GNL (gaz naturel liquéfié) pour les navires, beaucoup pensent que l’hydrogène pourrait constituer le seul moyen de parvenir à la transition énergétique. Dernier en date dans cette course, le projet présenté par le port d’Ostende (Belgique). Un consortium formé par le Port, DEME Concessions et PMV projette de construire une nouvelle unité de production d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables. Cet équipement permettra une réduction des émissions de CO2 estimée entre 500.000 et 1 million de tonnes par an. Le projet prévoit également un parc éolien offshore comprenant 399 turbines d’une capacité totale de 2,26 GW. D’autres villes portuaires européennes ont lancé différentes initiatives allant dans le même sens. Toujours en Belgique, le port d’Anvers a passé commande de remorqueurs et de ferries propulsés à l’hydrogène. En Allemagne, Hambourg a annoncé l’année dernière son intention de construire la plus grosse usine de production d’hydrogène par électrolyse implantée en zone portuaire au monde. Elle aura une capacité de 100 mégawatts. Le port de Valence (Espagne) n’est pas en reste avec H2PORT, un projet prévoyant l’installation d’un outillage portuaire fonctionnant à l’hydrogène. Mais nous ne devons pas oublier qu’il n’existe pas de solution miracle. Afin d’atteindre l’objectif ambitieux de la transition énergétique, il faudra diversifier nos sources d’énergie et optimiser notre consommation.

Clean Energy Wire, Portal Portuario, Green Port, Port of Antwerp, Valencia Port

5 février 2020

Le port de Seattle apporte une aide environnementale à cinq associations locales

Port of Seattle

5 février 2020

Le port de Kribi (Cameroun) soutient les écoles de la ville

Port de Kribi

5 février 2020

Mobilité innovante à Malaga (Espagne). Des bus sans chauffeur assureront la liaison entre le terminal croisière et le centre ville et circuleront à l’intérieur de l’enceinte portuaire. La Ville va investir 180.000€ dans un système de feux de signalisation adapté aux futurs véhicules autonomes.

Portal Cruceros

5 février 2020

L’éclairage intelligent pour des ports plus durables

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De nombreux ports du monde abandonnent leur système d’éclairage au profit d’une nouvelle technologie moins énergivore. En 2019, le port d’Helsinki (Finlande) s’est équipé d’un nouveau système plus flexible et plus simple à utiliser. Un éclairage intelligent plus économique et plus écologique. Le terminal dispose dorénavant d’un éclairage automatisé qui s’adapte aux différents usages de l’espace portuaire. Dans le Port de Bilbao (Espagne), le nouveau système mis en place permet de réduire de moitié la consommation énergétique. La technologie LED et l’éclairage intelligent, plus flexible, permettent également d’améliorer le confort des travailleurs. Toujours en Espagne, le port de Gijon va bénéficier d’un financement pour renouveler son éclairage. Au Portugal, Le plus grand terminal portuaire de Lisbonne vient aussi d’adopter la technologie LED et produira plus de 13 tonnes de CO2 en moins par an. On peut trouver des exemples partout dans le monde : dans le port de Vancouver (Canada), les nouveaux équipements, dotés de capteurs de mouvement, sont éclairés au LED. À San Antonio, au Chili, la consommation énergétique due à l’éclairage du nouveau siège du port sera réduite de 44%. Ces initiatives ne sont peut-être pas aussi révolutionnaires que d’autres projets plus complexes liés à l’utilisation de nouveaux carburants ou de nouvelles sources d’énergie, mais elles permettent de progressivement réduire la consommation énergétique et l’empreinte carbone dans les ports.

Port of Helsinki, Revista Cargo, Smart-light 1, Smart-light 2, Portal Portuario

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Port Entrepreneur

20 mai 2013

Les porte-conteneurs géant sont-ils un problème pour les ports ? La ville doit aussi savoir adapter sa capacité multimodale.

Source: www.portarea.com

17 mai 2013

Ports français : des progrès visibles depuis la réforme de 2011

Si la fiabilité semble retrouvée, trois enjeux se dégagent pour l’avenir : la connexion à l’hinterland, la multimodalité et la productivité. Des dynamiques régionales autour des ports, telle celle engagée sur l’axe Seine, émergent également : axe rhodanien, pôle breton ou axe Dunkerque Lille. Source : Supply Chain Magazine

17 mai 2013

Programme Marco Polo : 434 M€ de bénéfices environnementaux et 21900 Mtkm de fret en moins sur les routes européennes

Source : Union Européenne

17 mai 2013

Trieste: A la recherche de nouveaux projets pour Porto Vecchio

Alors qu’un contentieux est toujours en cours avec la société PortoCittà, la Présidente du Port Marina Monassi lance un nouvel appel à projet  pour rassembler d’avantage de manifestations d’intérêt pour la requalification de la plus ancienne partie du port de Trieste.- Source: Il Piccolo

16 mai 2013

Partout dans le monde la conscience du consommateur se développe et la chaîne logistique durable devient un atout commercial

Source : The Guardian

15 mai 2013

Mexique : le défi est que les ports ne deviennent pas des goulots d’étranglement pour l’économie

Source : Comunidad Portuaria

 

22 février 2013

La Banque Mondiale, partenaire des projets Ville-Port : interview de Marc Juhel, Responsable du Secteur des Transports

La Banque Mondiale est l’une des institutions spécialisées développées sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies (ONU). La Banque Mondiale est un partenaire essentiel des villes portuaires dans le cadre de la mise en œuvre de leurs projets. Sa stratégie et ses actions en faveur du développement des projets ville-port sont encore parfois largement méconnues. Pour en savoir plus, l’AIVP questionne Marc Juhel au siège de la Banque à Washington.AIVP : La Banque Mondiale a manifesté à plusieurs reprises son intérêt pour les travaux de l’AIVP sur l’évolution des dynamiques ville-port. En quoi l’action de l’AIVP rejoint-elle les préoccupations actuelles de la Banque Mondiale, et vos objectifs de développement stratégique pour le transport et le développement urbain ?

M.J. : La population mondiale est déjà plus qu’à moitié urbaine, et la grande majorité de l’accroissement attendu au cours du 21e siècle se fera dans les villes des pays pauvres et encore en voie de développement. C’est dire qu’aujourd’hui l’agenda urbain s’affirme comme un des axes critiques de toute politique de développement durable. Simultanément, aider ces pays à sortir de la pauvreté chronique demande à faciliter l’émergence d’une croissance forte, seule à même de générer les bénéfices économiques nécessaires. Or cette croissance viendra pour une large part de l’augmentation des échanges commerciaux internationaux, le commerce extérieur et l’accès aux marchés globaux devenant les vecteurs privilégiés des politiques de développement économique. Et ces échanges se faisant encore par voie maritime à 90% en volume, c’est là que les agendas urbain et transport se rencontrent. Les villes portuaires sont désormais des plates-formes d’échange non seulement nationales, mais souvent aussi régionales et internationales, et la dynamique ville-port doit donc concilier les exigences d’un développement urbain équilibré avec celles d’une industrie logistique toujours à la recherche d’une optimisation des flux de transport en termes de temps et de coût. D’où parfois des logiques antagonistes quant à l’utilisation de l’espace, et la nécessité d’arbitrer ces conflits au mieux des objectifs de la cité comme de la nation. La Banque Mondiale, quand elle en a l’occasion, aide ses pays clients et leurs métropoles portuaires à réaliser au mieux cet arbitrage.

AIVP : La nécessité d’une bonne intégration urbaine, tant spatiale que fonctionnelle, des ports est-elle devenue un critère important pour l’attribution des prêts de la Banque Mondiale ?

M.J. : Dans cet esprit, la Banque s’attache à souligner l’importance de cette intégration spatiale et fonctionnelle, qui demande parfois la séparation physique des flux entre trafic urbain et trafic portuaire, mais aussi offre souvent l’occasion de mettre en évidence la complémentarité des politiques portuaires et urbaines, en particulier lors des opérations d’extension portuaire et de reconversion d’infrastructures économiquement obsolètes. En conséquence, lorsque la Banque est approchée dans le cadre d’une opération de développement urbain ou portuaire dans une ville-port, nos équipes prennent soin d’ajouter au menu des discussions la prise en compte de cette interface et les actions que cette problématique pourrait suggérer.

AIVP : Quelles opérations ville-port ayant bénéficié de financements de la Banque Mondiale vous semblent-elles particulièrement emblématiques à cet égard ? En quoi vous semblent-elles exemplaires ?

M.J. : Le projet de Rijeka* en Croatie a été un récent exemple d’opération portuaire intégrant des opportunités de redéveloppement urbain et de valorisation du patrimoine maritime des agglomérations côtières. Plus ambitieux peut-être, le Programme de Développement des Villes Portuaires du Yemen vise à améliorer le climat des investissements tout en encourageant la croissance et la création d’emplois dans les trois villes portuaires d’Aden, Hodeidah et Mukalla. Ce programme, étendu sur douze ans, commença avec des investissements en infrastructure à petite échelle, puis se poursuivit par la conception de stratégies de développement urbain pour chacune des trois cités portuaires. Puis des projets spécifiques, tels les Premier et Deuxième Projets de Développement des Villes Portuaires du Yemen, ont aidé à mettre en œuvre les actions identifiées dans ces stratégies de développement.

AIVP : La question de la ville « durable » et « vivable » est à l’agenda de la Banque Mondiale. Dans ce domaine quelles sont, selon vous, les initiatives à encourager en matière de coopération ville / port ?

M.J. : Rendre les villes plus efficaces économiquement et plus inclusives socialement, voilà un objectif capital en termes de développement et de lutte contre la pauvreté. Mais cette action s’insère dans un cadre plus large, que la Banque Mondiale définit sous le terme de Croissance Verte et Inclusive. Or les villes en général, et les villes portuaires en particulier, sont d’importants vecteurs de croissance économique. Les ports sont bien sûr des instruments privilégiés du commerce international, et les villes qui les abritent se trouvent donc au premier plan de la compétition globale pour l’accès à de nouveaux marchés. Assurer une synthèse efficace entre les besoins des outils portuaires dans la chaîne logistique internationale et les nécessités pour les villes où ils opèrent de mettre en œuvre un développement socialement équilibré, voilà ce qui doit guider les institutions financières internationales dans leur assistance aux villes portuaires de leurs pays clients. C’est ainsi l’approche suivie par la Banque Mondiale.

* Le port et la ville de Rijeka sont des membres actifs de l’AIVP

15 janvier 2013

Ecologie industrielle, le modèle ville-port

Kate RoystonLes présentations et les débats sur l’écologie industrielle auront été l’un des temps forts de la 13e Conférence mondiale de l’AIVP en juin 2012. Europe, Chine, Corée…, les multiples projets mis en oeuvre à travers le monde démontrent l’intérêt de nouvelle approche du développement fondée sur une économie circulaire optimisant la réutilisation des ressources et favorisant un environnement décarboné. Au coeur de ces nouvelles stratégies, la coopération et la mutualisation sont aussi les mots-clés du message porté par l’AIVP depuis sa création.

Lire l’article de Kate Royston (MBA AIEMA, Robbee Smole – Sustainable Business Solutions)

9 novembre 2012

Administration Obama : « We Can’t Wait » Initiative, 5 projets portuaires majeurs

En juillet 2012, le Président Obama, dans le cadre de sa politique « We Can’t Wait » initiée à l’automne 2011, annonçait l’accélération des procédures de lancement de 5 projets portuaires majeurs aux Etats Unis, projets répartis dans les villes portuaires de Jacksonville, Miami, Savannah, New York et Charleston. L’objectif est une modernisation des infrastructures dans le but de favoriser la croissance économique américaine, notamment en adaptant les ports concernés à la plus grande taille des navires qui utiliseront le nouveau Canal de Panama.
Cette décision a fait l’objet de nombreuses réactions et commentaires quand à l’état réel du réseau d’infrastructures maritimes et fluviales des USA, et à l’effort financier qu’il conviendrait d’engager pour éviter une perte de compétitivité de l’économie du pays, et ses conséquences en termes d’emplois.
L’enjeu est donc majeur, et il nous a dès lors semblé intéressant de donner la parole à l’un de nos adhérents sur ce dossier, en l’occurrence Franc Pigna, Managing Director of Aegir Port Property Advisers. Présent dans le réseau de l’AIVP depuis 2004, Franc Pigna était l’un des intervenants de notre table ronde de clôture de la 13e conférence Mondiale Villes et Ports. Il nous livre là son point de vue, dans une tribune personnelle.
A l’avenir, si vous aussi en tant qu’adhérent de l’AIVP, vous souhaitez réagir sur l’actualité des villes portuaires et apporter vos propres réflexions aux thématiques portées par l’AIVP, n’hésitez pas à prendre contact avec nous. Cet enrichissement des débats est la base de notre action et contribuera au dynamisme de notre réseau.

Tribune de Franc J Pigna, CRE, FRICS, CMC, Managing Director Aegir Port Property Advisers

12 juillet 2012

13e Conférence mondiale Villes et Ports : leçons de Saint Nazaire et de Nantes

La 13e Conférence Mondiale des Villes Portuaires organisée à Saint Nazaire et Nantes du 18 au 21 juin 2012 a rassemblé 450 participants originaires de 46 pays. Cette conférence mondiale de l’AIVP avait pour ambition de faire le point sur les réponses apportées par les acteurs  des villes portuaires à leurs problématiques de développement. L’angle d’approche des projets ville-port choisi cette fois par l’AIVP était celui de la place du port et de ses fonctions dans la mise en œuvre des stratégies de développement durable des villes et régions portuaires.

La globalisation, dont les effets sur les ports et les villes étaient plus au cœur des réflexions au cours de ces dernières années, est aujourd’hui parfaitement ingérée par les territoires. Les participants à cette dernière conférence AIVP ne s’interrogent plus sur la globalisation mais ont révélé l’émergence de nouvelles stratégies territoriales et de coopération en l’illustrant de nombreux exemples: transition et reconversion énergétique de territoires villes et ports, les nouvelles coopérations entre les activités portuaires, les filières industrielles, et les sphères universitaires et de la recherche, gouvernances « sur mesure », associant en particulier les citoyens, pour faciliter et accélérer les mutations et adaptations économiques, urbaines, sociales…

A travers les échanges d’expériences organisés autour des projets développés dans des villes portuaires de tous les continents, la première des constatations à effectuer est que la question du lien ville-port reste centrale près de 25 ans après la fondation de l’AIVP. Au-delà des stratégies classiques de récupération à des fins urbaines pour des projets de « waterfront » des espaces portuaires délaissés, c’est toute la question de la gouvernance ville-port qui est posée. La question de l’intégration ville-port du « comment faire le port avec la ville » est au cœur des débats dans la plupart des villes portuaires. Les projets de développement urbains sont aujourd’hui beaucoup plus que des projets d’amélioration ou de reconversion des interfaces ville-port, ils procèdent d’une réflexion globale sur l’identité et les spécificités de la ville portuaire contemporaine où l’intégration des fonctions urbaines et portuaires trouve toute sa place.

Cette nouvelle conférence de l’AIVP a permis de prendre la mesure des enjeux locaux, qui vont désormais bien au-delà des stratégies d’urbanisme pour aborder très directement des notions plus globales de performance économique, de bien-être des citoyens et de développement durable.

A cet égard, la création dans de nombreuses villes portuaires de centres de recherches qui constituent autant de « think tank » sur les problématiques de développement locales est révélatrice. Elle témoigne de la volonté des acteurs locaux de placer l’innovation au cœur de leurs réflexions stratégiques pour répondre aux enjeux globaux économiques mais aussi sociaux et environnementaux. Elus, dirigeants portuaires, entreprises se mobilisent clairement en faveur d’un nouveau souffle pour les villes et régions portuaires.

La problématique de l’énergie constitue sans doute une assez bonne illustration de ce phénomène. Face au défi énergétique et industriel représenté par la disparition programmée des énergies fossiles, les villes portuaires se mobilisent. Les infrastructures portuaires existantes, la densité des réseaux et la proximité des centres de production industrielle et de consommation font des villes portuaires des lieux privilégiés pour la mise en œuvre et l’expérimentation d’énergies renouvelables liées à leur environnement marin ou fluvial et de systèmes d’écologie industrielle liées au tissu économique. Eolien offshore, hydroliennes, énergie thermique des mers ou mécanique de la houle, voir production d’hydrogène sur des plates formes offshore sont autant de voies explorées ou qui font déjà l’objet de paris industriels. En devenant ainsi producteur d’énergie, le port ajoute à ses fonctions classiques au service du transport des marchandises une nouvelle filière et un nouveau challenge. Il y gagne aussi une nouvelle image vis-à-vis de la communauté et des populations.

Toujours dans le cadre de cette recherche d’un nouveau souffle pour les villes et régions portuaires, le débat s’ouvre autour des questions de la multimodalité et des nouvelles stratégies territoriales. Les initiatives ayant recours à la voie d’eau pour assurer la logistique de proximité dans les grandes villes se multiplient et deviennent économiquement rentables autant que souhaitables du point de vue environnemental et de l’aménagement urbain. A travers le port et ses fonctions, le lien se fait ainsi mieux entre la ville portuaire et la région métropolitaine.

Après le temps de la coexistence des premières années de l’AIVP, puis de la cohabitation organisée entre ville et port, et au-delà même des coopérations sectorielles qui se développent aujourd’hui, l’heure semble désormais à la mise en œuvre de partenariats plus étroits, voire même, à la mutualisation des ressources et des territoires. Mutualisation à l’échelle locale entre ville, port et leurs partenaires, mais aussi à l’échelle régionale.

Dans un contexte de crise économique et environnementale globale le jeu de la concurrence se déplace. Les villes portuaires d’un même territoire géopolitique et économique s’allient désormais pour constituer des ensembles plus cohérents et plus concurrentiels face à d’autres régions du monde. Cette 13e Conférence de l’AIVP a montré que les « gateways » et « clusters » régionaux, nationaux voire transnationaux se multiplient. Il s’agit désormais de promouvoir, autour des fonctions portuaires, un développement territorial régional associant plusieurs villes et plusieurs ports et capable d’intégrer et de traiter simultanément, en leur accordant le même degré d’importance, les problématiques sociales, économiques et environnementales.

Nous avons peut-être là le message le plus fort donné par l’Estuaire de la Loire aux délégués participant aux travaux de l’AIVP : la réponse aux défis globaux suppose désormais d’avoir la capacité et l’intelligence de faire évoluer les villes portuaires de la compétition à la coopération !

www.citiesandports2012.com