[Correctif] : lors de notre précédente newsletter, nous écrivions dans l’article « Pellets, gaz naturel ou éoliennes, comment les villes portuaires renouvellent leur mix énergétique » qu’un champ d’éoliennes offshore était en cours d’implantation à St-Brieuc. Nous voulions en fait indiquer que ce champ sera installé à Brest, et que la livraison des pièces était en cours depuis St-Brieuc.

L’article de notre précédente newsletter

Le « Port du Futur » sera surtout un port « intégré »

 Gouvernance 

Thème phare du projet européen « Docks The Future » dont l’événement final est cette semaine, le « Port du Futur » semble être l’alliage de l’innovation numérique et de la transition énergétique. Sur le volet numérique, à Barcelone (Espagne) un consortium composé de l’autorité portuaire et d’IBM, Vodafone et Huawei va développer la 5G. De même, l’autorité maritime de Singapour finance 11 projets qui accélèreront la digitalisation de l’industrie maritime. En parallèle sur le volet énergétique, les efforts se succèdent pour atteindre la sobriété carbone : à Cromarty Firth (Ecosse), un hub sur l’éolien offshore flottant sera implémenté, alors qu’à Agadir (Maroc), c’est l’énergie solaire qui est mise à l’honneur avec une « caravane solaire » : à chacun ses ressources ! Pourtant c’est surtout l’intégration sociétale que le CNUCED veut souligner, notamment à Valence (Espagne) où la fondation du port a soutenu fortement les PME durant la crise. Les aspirations citoyennes se tournent vers un « port du futur » plus vert, alors qu’un sondage fracassant par Yale University et Climate Nexus (USA) montre qu’une majorité d’Américains accepte de changer ses habitudes pour soutenir un shipping plus vert.

Docks The Future website ; Splash247 ; Offshore Energy ;  Splash247 (2) ; Vivafrik ; Diario del puertoPacific Environment

Pellets, gaz naturel ou éoliennes, comment les villes portuaires renouvellent leur mix énergétique

 Transition énergétique et économie circulaire 

Il existe sans conteste un mouvement fort en faveur du GNL, qui serait l’une des clés pour une moindre pollution du transport maritime. C’est ainsi qu’à Livourne (Italie), un terminal GNL arrive bientôt en service, après 24 mois de travaux. De l’autre côté de la planète, même schéma, puisque Johor (Malaisie) a commencé à avitailler les navires en GNL. Néanmoins, c’est la fée électricité qui semble être la clé pour la décarbonation côté « terrestre ». Les éoliennes, très efficaces en bord de mer, sont ainsi la priorité du port de Zhuhai (Chine) qui a pris des parts dans 2 entreprises spécialisées dans l’éolien. L’installation d’éoliennes offshores est aussi une solution, comme à St-Brieuc (France) où le champ de 62 éoliennes avance toujours, la livraison des tubes étant en cours depuis Brest. Il ne faut pas négliger les anciennes méthodes, la plus ancienne étant… le bois ! Une entreprise norvégienne basée à Oslo alimente ainsi la ville de Rotterdam (Pays-Bas) avec des pellets dont la combustion est peu polluante et très productrice d’énergie.

Ship2shore ; GreenportSplash247 ; Le TelegrammeOslo Havn