L’Océan Indien, au cœur de la transition énergétique avec le GNL ?

 Transition énergétique et économie circulaire 

L’alimentation en Gaz Naturel Liquefié (GNL) pour navires est devenue réalité, avec l’entrée en flotte du méga-navire CMA-CGM « Jacques Saadé ». Ce 23 000 EVP est basé sur la propulsion GNL. Cette énergie permet de réduire de 20 à 40% les émissions de Co2 et elle émet peu d’oxyde de soufre et de particules fines. Dans le Canal du Mozambique, les ressources en GNL sont immenses et pourraient alimenter cette transition énergétique. Les villes portuaires de l’Océan Indien se préparent à ce bouleversement, à l’instar de Longoni (Mayotte, France), qui se réaménage afin d’être une base arrière de cette industrie. De l’autre côté du Canal, ce sont les terminaux de Durban (Afrique du Sud) qui s’aménagent afin de recevoir du GNL. La demande est forte, alors que l’Inde a fait part de son intérêt pour cette énergie moins polluante. Une part importante du GNL extrait transitera vers les ports indiens. Les investissements importants de Total (13 milliards d’euros) dans la province du Cabo Delgado (Mozambique) ne fléchissent pas, malgré les attaques de groupes terroristes à Mocimboa da Praia. Total va d’ailleurs collaborer avec Siemens Energy sur les turbines GNL.

➜ L’Antenne ; CMA CGM Group ; Le Journal de Mayotte ; Mayotte 1ère ; GreenPort ; Kallanish Energy ; World Oil

Paris : la Seine au coeur des JO

 Transition énergétique et économie circulaire 

La proximité avec la Seine avait été l’un des arguments forts dans la candidature de Paris pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Un argument qui s’appuyait sur les atouts du fluvial pour proposer des JO respectueux de l’environnement. De fait la logistique fluviale est utilisée pour le transport des matériaux et des déblais des équipements à construire. C’est notamment le cas pour les 3000 logements du village olympique. Haropa Ports de Paris ou Voies Navigables de France se mobilisent pour rendre cela compatible avec les usages habituels du fleuve, que ce soient les trafics portuaires mais aussi le tourisme. Mais ce sont également des JO se projetant vers un avenir durable qui sont envisagés : le village olympique deviendra un écoquartier, et Haropa Ports de Paris veut faire des JO un accélérateur aussi bien des actions en faveur de la transition énergétique qu’il a déjà lancées que de l’amélioration de la qualité des eaux de la Seine.

Navigation, Ports et Industries (Sept, dossier pp. 20-33) ; VNF ; Haropa Ports de Paris ; Le Moniteur(1) ; Le Moniteur (2)

L’hydrogène vert : une source d’énergie du futur pour les villes portuaires ?

 Transition énergétique et économie circulaire 

L’avenir semble être à l’hydrogène « vert », produit à partir d’électricité d’origine non-fossile. Cela nécessite un chainage vertueux entre énergies renouvelables et usines de production d’hydrogène, pour lequel les écosystèmes ville-port sont très adaptés.
C’est ainsi que le Port de Bordeaux (France) a signé une convention pour développer une filière de production d’hydrogène vert. Il en est de même à Bilbao (Espagne), où l’autorité portuaire a donné son feu vert pour construire l’une des plus grandes usines d’hydrogène vert au monde.
Souvent, ces filières se structurent sous forme de hubs, comme à Port Kembla (New South Wales Port Authority, Australie), ce qui permet de dynamiser le tissu économique local.
L’hydrogène produit massivement pourra alimenter les navires afin de verdir le transport maritime. Pour ce faire, des entreprises mènent des recherches sur la propulsion hydrogène, comme Engie et Arianegroup qui ont joint leurs forces à cette occasion. Des prototypes de moteurs hydrogène sont même testés par la firme italienne Fincantieri.
Ce carburant du futur constitue un véritable marché, comme on le constate avec l’accord de fourniture d’hydrogène vert par le Portugal au Port de Rotterdam, qui a besoin de cette ressource pour ses activités à venir.

L’innovation et la coopération intellectuelle, indispensables pour décarboner les villes portuaires

 Transition énergétique et économie circulaire 

Alors qu’incendies et inondations se multiplient à travers le monde, favorisés par le dérèglement climatique, l’innovation et la coopération multi-sectorielle permettent de verdir les activités portuaires et urbaines. En France, les acteurs portuaires de Paris ont commandé une grande étude sur la transition énergétique du trafic fluvial, afin de décarboner le transport sur la Seine. Le port d’Abu Dhabi (Emirats-Arabes Unis) mise lui sur le « smart », avec un plan d’optimisation qui vise à réduire de 50% les émissions de Co² de son trafic de conteneurs.
Dans cet effort global, les entreprises privées ont pleinement leur rôle à jouer. En Corée du Sud, les géants Hyunday Merchant Marine (HMM) et Samsung se sont associés afin de développer les technologies « smart » qui permettent de réduire la pollution atmosphérique rejetée par les navires.