Trois ports européens accélèrent la transition vers la neutralité carbone

 Transition énergétique et économie circulaire 

Plusieurs ports européens ont présenté leurs plans visant à réduire leur empreinte carbone dans les années à venir. Helsinki (Finlande) veut devenir un port zéro carbone à l’horizon 2035 et avance 50 mesures principalement destinées à diminuer les émissions imputables aux ports et aux navires. Ces mesures combinent la réduction de la consommation d’énergie, la production d’énergie à partir de sources carboneutres et la mise en place d’un système de crédit carbone pour compenser les émissions restantes. Un exemple des actions à mener est celui d’une nouvelle tarification des opérations portuaires comprenant de significatives « réductions environnementales ». Le port d’Amsterdam (Pays-Bas) se montre encore plus ambitieux et vise la neutralité carbone dès 2030. Sa priorité est d’encourager la production d’énergie propre dans le port grâce à un projet de production d’hydrogène par électrolyse. Il développe également des parcs éoliens offshore. À Hambourg (Allemagne), le principal opérateur portuaire, HHLA, veut atteindre la neutralité carbone d’ici 2040 moyennant l’utilisation d’électricité verte pour toutes ses opérations. En 2019, l’entreprise a déjà réduit de 30% les émissions de CO2 provenant du transport des conteneurs et vise les 50% d’ici 2030. À l’avenir, l’enjeu principal consistera à rendre l’ensemble de la chaîne logistique neutre en carbone.

Port of Helsinki, Portal Portuario, GreenPort

L’île de la Cartuja à Séville (Espagne) en 2025: un modèle de ville durable ?

 Transition énergétique et économie circulaire 

L’énergie y sera durable grâce notamment à un parc de production photovoltaïque, l’efficacité énergétique des bâtiments, ou encore des systèmes de stockage de l’énergie. Pour une mobilité durable, la priorité sera donnée aux véhicules électriques et 200 points de recharges seront installés. Les espaces verts et la piétonisation seront favorisés et des navettes autonomes seront mises en place pour le transport public. L’ile de la Cartuja devrait également devenir une smart city avec un système de collecte de données permettant une gestion intelligente de la qualité de l’air, des déplacements et du trafic, de l’éclairage public, des besoins logistiques. Ce projet #eCitySevilla vient d’être signé par la Ville de Séville, la région Andalousie (Junta), l’entreprise Endesa, et le Parc scientifique PC Cartuja.

EsmartCity ; Sevilla buenas noticias

 

Des idées concrètes pour une ville durable, l’exemple de Porto Antico

 Transition énergétique et économie circulaire 

Porto Antico a lancé plusieurs initiatives destinées à faire de cette partie de Gènes (Italie) un quartier écologiquement durable. La 1ère action a été de remplacer l’éclairage traditionnel par du LED, ce qui a permis de réduire la consommation de 60%. L’installation d’un nouveau système photovoltaïque couvre 10% des besoins énergétiques du quartier tout en fournissant du courant de quai aux méga yachts, ce qui permet de réduire les émissions de CO2. D’autres solutions « smart city » ont été implantées comme le suivi détaillé de la consommation d’eau et d’énergie, ou bien les verres intelligents en silicone. Porto Antico a également mis en place le dispositif Seabin qui permet de récupérer plus de 500 kg de déchets plastiques rejetés dans l’eau par an. Pour en savoir plus, consultez l’article (en italien).

Industrial Technology

Les transports et la logistique face au défi environnemental et énergétique

 Transition énergétique et économie circulaire 

Au niveau mondial, ce secteur pèse aujourd’hui pour 25% des émissions de gaz à effet de serre. Pour les réduire, agir sur l’efficacité énergétique est un premier axe. Si un consensus existe pour abandonner progressivement les énergies fossiles, le GNL est perçu comme une étape de transition, et faire le bon choix à plus long terme entre l’hydrogène, l’ammoniaque ou les biocarburants reste un défi. Améliorer l’intermodalité est un second axe d’actions avec l’ambition de diminuer la part du routier et d’augmenter celle du transport maritime à courte distance, du fluvial et du fer. Enfin, l’innovation pour plus d’efficacité logistique constitue le troisième axe. L’objectif vise à réduire de façon globale les consommations, tout en veillant à ce que les réductions d’émissions sur la mer ne se traduisent pas par plus d’émissions à terre, du fait en particulier de l’augmentation de la congestion dans les villes portuaires.

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