Les ports de Bilbao et Oslo réitèrent leur engagement auprès de la communauté

 Gouvernance 

Pendant la pandémie de covid-19, de nombreuses entreprises portuaires ont fait preuve de responsabilité sociale envers la communauté. Le Port de Bilbao (Espagne) lance aujourd’hui un programme innovant avec le soutien des autorités régionales destiné à supporter, coordonner et améliorer les actions de RSE des entreprises portuaires. Le programme prévoit l’intervention d’experts-conseils qui aideront les ports à identifier des actions de RSE et à évaluer leurs performances au cours des 6 premiers mois. Dans le même temps, à Oslo (Norvège), l’autorité portuaire a lancé un appel à candidatures afin d’établir de nouveaux partenariats centrés sur la diffusion de la culture maritime et le développement d’activités à l’intention des enfants et des adolescents. Les nouveaux partenaires pourront bénéficier d’aides financières et des espaces seront gratuitement mis à leur disposition pour y organiser des activités qui seront relayées via les différents canaux de communication de l’autorité portuaire.

Port of Bilbao, Port of Oslo

Le Sénégal développe la culture éco-citoyenne pour gérer les ressources naturelles

 Gouvernance 

Les citoyens doivent prendre part aux initiatives de gouvernance écologique. Suivant ce principe, l’Entente intercommunale de Petite Côte (EIPC), une région sénégalaise, a permis la mise en place du Programme de bonne gouvernance écologique visant à accompagner la transition écologique, énergétique et économique par le développement d’une culture éco-citoyenne pour une gestion inclusive des ressources naturelles dans la région. Le programme comprend des activités pédagogiques et de sensibilisation de la population des zones côtières, telles que la compilation musicale « NA SET ». Parmi les autres objectifs : former des dirigeants locaux à la gouvernance intégrée pour la résilience climatique et à la gestion durable des déchets afin de créer des emplois à destination des jeunes et des femmes.

Enda Energie, Vivafrik

Afrique de l’Ouest : les villes portuaires peuvent devenir des hubs de transformation pour rebondir face aux crises économiques et écologiques

 Gouvernance 

L’Afrique subsaharienne terminera l’année 2020 avec une récession de 3% du PIB, et certains pays d’Afrique de l’Ouest sont particulièrement impactés comme le Nigéria (presque 4% de contraction ce trimestre), exportateur pétrolier important. Leur relance économique pourrait se baser sur la transformation des matières sur place et sur de nouvelles sources d’énergies hors du pétrole. C’est le cas au Bénin, l’un des pays qui résiste le mieux à la crise (+4,5% de croissance du PIB en 2020), où la compagnie Arise va co-investir dans la transformation sur place de la noix de cajou, de l’ananas et du soja. De même à Libreville (Gabon), où la firme Olam va créer une usine de transformation d’agrocarburants. Il reste à voir quelle part de ces agrocarburants seront destinés au marché local, débouché le plus efficace écologiquement. Sur le volet énergétique, c’est dans la ville de Lomé (Togo) qu’un forum va plancher sur la transition énergétique du 10 au 12 Décembre. L’industrialisation locale est désormais indispensable à la relance, et c’est dans cette philosophie que le port de Dakar (Sénégal) a inclus une zone économique spéciale dans son agrandissement à Ndayane.

Jeune Afrique Eco ; Le Nouveau Gabon ; Info Estuaire ; Bio FuelsAfrique Media ; Jeune Afrique Eco (2) ; Seneweb

Atouts et faiblesses de la digitalisation : nouvelle donne pour la sécurité industrialo-portuaire

 Gouvernance 

La digitalisation peut aider à détecter plus rapidement les risques et éviter certaines catastrophes. C’est ainsi qu’à Tarragone (Espagne), des drones sous-marins permettent une vidéo-inspection des infrastructures critiques. De même, le « smart port challenge » de Marseille (France) a fait émerger une technologie de traçage des équipements sensibles, qui permet de détecter en amont les failles. Le traçage est aussi utile pour protéger les biens en transit via les ports face à une intrusion, par exemple dans les ports d’Afrique, où les délais d’immobilisation des conteneurs les exposent davantage – c’est la conclusion d’un rapport de l’ISS Africa. Néanmoins toute cette digitalisation expose à des attaques cyber, de la part de hackers malveillants qui ont par exemple ciblé la CMA-CGM. La cyber-sécurité devient indispensable pour les ports, comme le rapporte le cabinet Hill Dickinson. De nouvelles règles ont été édictées aux Etats-Unis afin d’éviter des pertes pour les compagnies et surtout des catastrophes qui mettraient les citoyens en danger. Ces risques cyber sont aussi traités en France, avec le futur centre de cybersécurité maritime installé à Brest.

El Diario del puerto ; L’Usine Digitale (1) ; ISS Africa ; L’Usine Digitale (2) ; Lexicology ; Hellenic Shipping News ; Ouest-France