L’IA et les technologies « smart », pour des villes portuaires plus efficientes et vertes ?

 Gouvernance 

Le marché du « smart port » devrait peser 14 milliard de dollars en 2027, d’après de récentes études. L’intelligence artificielle, l’automatisation, la blockchain, l’internet des objets sont des pistes pour améliorer l’efficience des installations portuaires. L’AIVP en a d’ailleurs abordé les enjeux dans une interview pour le programme européen « Speed ».
Le port de Rotterdam (Pays-Bas) a créé une coalition pour développer l’IA. Il a regroupé la Municipalité de Rotterdam, le pôle d’innovation « InnovationQuarter », la Netherlands Maritime Technology et l’université TU Delft. La blockchain fait partie des technologies prioritaires, comme on le voit avec la plateforme « Distro », également aux Pays-Bas, qui permet l’achat-vente d’électricité via la blockchain. A Busan (Corée du Sud), la Métropole a signé un MoU avec le Port, des universités et un centre technologique afin de développer les technologies « smart », dans le cadre du « Digital New Deal », stratégie du gouvernement sud-coréen. Le développement de ces technologies passe également par des événements concurrentiels comme les Hackathons. Organisé par Ports de Lille (France), le 14 octobre a eu lieu un Hackathon sur la « révolution digitale et environnementale », en partenariat avec le programme « Speed ».

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L’hydrogène vert : une source d’énergie du futur pour les villes portuaires ?

 Transition énergétique et économie circulaire 

L’avenir semble être à l’hydrogène « vert », produit à partir d’électricité d’origine non-fossile. Cela nécessite un chainage vertueux entre énergies renouvelables et usines de production d’hydrogène, pour lequel les écosystèmes ville-port sont très adaptés.
C’est ainsi que le Port de Bordeaux (France) a signé une convention pour développer une filière de production d’hydrogène vert. Il en est de même à Bilbao (Espagne), où l’autorité portuaire a donné son feu vert pour construire l’une des plus grandes usines d’hydrogène vert au monde.
Souvent, ces filières se structurent sous forme de hubs, comme à Port Kembla (New South Wales Port Authority, Australie), ce qui permet de dynamiser le tissu économique local.
L’hydrogène produit massivement pourra alimenter les navires afin de verdir le transport maritime. Pour ce faire, des entreprises mènent des recherches sur la propulsion hydrogène, comme Engie et Arianegroup qui ont joint leurs forces à cette occasion. Des prototypes de moteurs hydrogène sont même testés par la firme italienne Fincantieri.
Ce carburant du futur constitue un véritable marché, comme on le constate avec l’accord de fourniture d’hydrogène vert par le Portugal au Port de Rotterdam, qui a besoin de cette ressource pour ses activités à venir.