Berbera, ville côtière de la Région du Sahil au Somaliland, est située au Sud-Ouest du golfe d’Aden en Afrique de l’Est. Elle compte plus de 280.000 habitants et abrite un port commercial de grande ampleur. La municipalité vient de rejoindre le réseau AIVP.

Abdishakur Mohamoud Hassan, maire de Berbera.

En quelques mots

Elle abrite le plus grand port commercial du pays, un port par où transitent la quasi-totalité des importations du pays et qui pourrait constituer un point de passage des importations et des exportations éthiopiennes. Et suite à la récente ouverture d’un nouveau terminal à conteneurs, notre volume de trafic devrait augmenter considérablement. Barbera est aussi une destination touristique prisée pour la beauté de ses plages, la splendeur de ses paysages et la richesse de son patrimoine culturel. Ancienne ville ottomane et possession britannique, elle possède plusieurs sites historiques dont de vieux remparts.
Nous subissons d’importantes sécheresses, conséquence directe du changement climatique, et la municipalité s’est lancée dans un projet visant à en limiter les effets.

La ville de Berbera, située dans la Corne de l’Afrique, est un carrefour commercial qui connaît une croissance rapide. De nombreux investissements y sont faits pour réduire la congestion portuaire et améliorer l’efficacité des services logistiques fournis par les entreprises étrangères présentes dans le port, notamment DP World. Par la position stratégique cruciale qu’elle occupe pour le commerce maritime international, les capacités de son infrastructure logistique portuaire et ses liaisons de transport intérieur avec les pays voisins enclavés, la ville a des opportunités de développement importantes.  Le port abrite également une zone franche régie par une réglementation favorable aux entreprises, il propose des services de soutage et dispose d’une réserve foncière destinée à accueillir de nouveaux projets d’investissement. En adhérant à l’AIVP, nous souhaitons mettre notre infrastructure logistique au service d’une croissance économique durable et d’une prospérité sociale partagée entre tous les membres du réseau.
Nous espérons trouver des villes partenaires avec qui partager nos connaissances, notre expérience et notre approche des objectifs de développement durable de l’ONU. Nous souhaitons aussi nous inspirer des différents programmes d’aménagement ville-port mis en œuvre et bénéficier d’un soutien technique pour répondre à nos besoins.

Adaptation aux conséquences du changement climatique

Le climat de Berbera, nichée en bordure du golfe d’Aden, est rude et sec la majeure partie de l’année. Le changement climatique aggrave considérablement la situation, induisant des sécheresses plus fréquentes et plus intenses, et nos 38mm de précipitations annuelles ne suffisent plus. La perte des terres et des moyens de subsistance est une des conséquences du changement climatique. La sécheresse entraîne la raréfaction des pâturages et de la végétation, ce qui provoque des pertes dans les troupeaux et menace les moyens de subsistance des communautés pastorales. Une autre conséquence est le manque d’eau. Pendant les épisodes de sécheresse, en raison de la diminution des nappes phréatiques, la population de Berbera ne peut plus compter sur les puits de surface, sa principale source d’alimentation en eau. La ville connaît alors des pénuries d’eau généralisées qui affectent les récoltes, aggravent l’insécurité alimentaire et menacent la stabilité économique et sociale.
La municipalité a pris plusieurs mesures d’atténuation. En collaboration avec des organisations internationales, des réservoirs d’eau et des barrages ont été construits en zones rurales afin de stocker l’eau de pluie et constituer des réserves pour la population en période de sécheresse. Des puits ont aussi été creusés avec le soutien d’organisations internationales afin d’améliorer l’approvisionnement en eau des habitants des zones urbaines. La municipalité a également planté plus de 4000 arbres ces dernières années dans l’objectif de réduire l’effet de la chaleur et favoriser la présence d’humidité.

Berbera, ville de bord de mer, est naturellement tournée vers l’eau. Elle possède des terminaux maritimes pleinement opérationnels pour les marchandises conteneurisées et le vrac, une jetée aux poissons, des marinas privées pour les plaisanciers et des bases navales.
En dépit du blocage partiel de la mer Rouge qui affecte particulièrement notre région et fragilise l’ensemble du transport maritime mondial, Berbera continue heureusement d’accueillir des navires en provenance de différents ports d’origine.

Quelques exemples de projets de développement urbain

  • Travailler, en coopération avec le Port et l’opérateur portuaire, à l’élaboration de projets d’expansion qui renforcent la capacité de notre infrastructure portuaire et les liaisons avec l’hinterland afin de pouvoir accueillir des navires plus grands et davantage de trafic.
  • Mettre au point des programmes environnementaux et de développement durable qui permettent d’atteindre les ODD, mettre en œuvre des mesures efficaces pour protéger le milieu marin, engager des initiatives internationales pour réduire la pollution et promouvoir des pratiques durables en coopération avec les membres de l’AIVP et d’autres partenaires internationaux.
  • Élaborer des plans de développement du waterfront et aménager de nouveaux espaces publics, notamment le long de la plage, pour améliorer notre relation à la mer.
  • Favoriser l’éducation maritime de nos citoyens en développant des structures et des programmes de formation destinés à les sensibiliser au patrimoine maritime, et faire avancer la recherche sur les écosystèmes marins.
  • Garantir la sécurité en développant des stratégies visant à protéger la ville des inondations et de l’érosion côtières, telles que la construction de digues et la mise en place de systèmes de drainage capables de prévenir les inondations et la montée des eaux dues au changement climatique.
Plantations urbaines. Source: Ville de Berbera.
Construction du bassin de rétention de Las-Idle. Source: Ville de Berbera.