Le développement durable des territoires et activités maritimes : Rencontres Internationales du Havre

Publié par  1 octobre, 2013 9:11 Laissez vos commentaires

Eolienne50 intervenants se sont réunis au Havre les 18 et 19 septembre 2013 autour du thème « faire l’économie du CO2 ». Deux sessions ont retenu l’attention de l’AIVP. La première consacrée aux énergies renouvelables pour décarboner le mix énergétique et la deuxième sur les moyens de stockage de grande dimension et la gestion de l’énergie au niveau des territoires.

La décarbonisation du mix énergétique.

Il a été  démontré l’importance prise en quelques années par le solaire mais aussi par l’éolien offshore dans la poursuite de l’objectif européen d’une division par 4 des émissions de GES d’ici à 2050. Aujourd’hui, avec 35 000 emplois créés en 2012, l’éolien off shore est la filière industrielle qui crée le plus d’emplois en Europe ! Les villes portuaires comptent parmi les grandes bénéficiaires de cette politique énergétique. Les gains de productivité se multiplient et impactent directement l’activité des places maritimes. Les nouveaux navires dédiés peuvent désormais transporter 10 éoliennes  en même temps. Les filières de maintenance depuis les ports se structurent.

Les moyens de stockage de grande dimension et  la gestion de l’énergie au niveau des territoires.

Là encore les villes portuaires peuvent offrir les conditions idéales permettant à la fois une proximité avec les zones de production des EMR et la possibilité de stockage dans les espaces industrialo-portuaires, proches des zones de consommation et déjà bien desservis par les réseaux. En la matière, les initiatives foisonnent et des expérimentations de stockage des énergies renouvelables se multiplient.  L’idée est naturellement de pallier la difficulté de l’intermittence de la production solaire ou éolienne en développant des stratégies de stockage permettant de relâcher de l’énergie en dehors des périodes de production pour répondre aux demandes de consommation. Ainsi, l’idée de développer les STEP (stations de transfert d’énergie par pompage) en utilisant comme bassins bas les bassins portuaires et comme bassins hauts des structures installées sur les falaises côtières se développe. L’eau pompée grâce à l’énergie renouvelable, solaire ou éolienne, produite près des villes portuaires peut ainsi être stockée à un point haut. Cette eau est relâchée en cas de pic de consommation pour alimenter des turbines de production électrique.  D’autres pistes particulièrement prometteuses visent à produire de l’hydrogène par électrolyse grâce aux énergies renouvelables et à combiner cet hydrogène avec du CO2 capturé. Le méthane ainsi produit peut être soit réinjectée dans les circuits d’utilisation de GNL soit stocké  en vue de son utilisation future lors des pics de consommation.  Issu de cette chaine de traitement, le méthanol est aussi une piste prometteuse  en tant que carburant de l’avenir.  Les villes portuaires disposant déjà d’une infrastructure industrielle, sont particulièrement bien placées pour permettre le développement opérationnel de ces nouvelles stratégies industrielles.

Ce colloque a permis de confirmer le rôle stratégique des villes portuaires dans la transition énergétique et la lutte contre les GES. D’ores et déjà de nombreux partenariats se mettent en place entre les différents acteurs des filières, industriels, scientifiques, mais aussi autorités portuaires et collectivités territoriales.

La question du changement climatique et de la transition énergétique est traitée par l’AIVP dans le cadre de son nouveau programme d’activités initié à Buenos Aires en 2010. L’AIVP suit avec la plus grande attention ces projets qui témoignent de la formidable capacité d’adaptation des villes portuaires aux grands défis globaux que nous devons affronter.

Voir :
www.rih-lehavre.com
www.bioenergie-promotion.fr

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